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Umberto Lenzi

En tant que réalisateur de commande rapide et efficace, Umberto Lenzi a toujours su surfer sur la vague du moment et donner au public exactement ce qu’il demandait : du sensationnel ! Surtout réputé pour son orgie cannibale crade "Cannibal Ferox" (interdit dans 31 pays !), il a cependant fourni ses plus beaux efforts dans le genre du thriller italien (le giallo) et du polar (le poliziesco). L’un de ses premiers gialli, "Paranoia" (aka "Orgasmo"), est le premier film a avoir été classé X par la commission de censure américaine, ce qui, ajouté à la présence de la star Carroll Baker, fit affluer d’énormes files de curieux. Dans les années ’70, alors que l’Italie était gangrénée par la violence et la corruption, c’est encore Lenzi qui fournit aux salles obscures les plus excitantes bobines de justiciers urbains – pleines de flics moustachus, d’Alfa Romeos aux pneus qui crissent, et de bandes sons tonitruantes.

Nous commencerons notre hommage au Bozar (le mardi 13 mars à 20h30) avec un live soundtrack du groupe Calibro 35, réinterprétant la bande son (composée par Morricone) de l’un des meilleurs poliziesco de Lenzi : "Almost Human" ("Milano Odia").



Rome Armed to the Teeth

Roma a mano armata

Umberto Lenzi, 1976, 35mm, vt ang , 95'

Une vague de crime frappe Rome. Un inspecteur de police über-moustachu, Tanzi (Maurizio Merli), règle le compte des criminels qui ont la malchance de croiser son chemin. À côté de lui, le Dirty Harry d’Eastwood passe pour une vieille tante. Tanzi attrape les voyous par la gourmette, leur crache des insultes à travers ses dents serrées et les tabasse allègrement. Il se fout de savoir si ce sont des gosses de riches qui s’ennuient ou des gamins des rues dans le besoin, ils y passent tous ! Mais c’est Tomas Milian, le meilleur acteur de genre du cinéma italien, qui vole la vedette en composant un personnage de gangster psychotique bossu qui mitraille à tout-va en poursuivant notre justicier moustachu. Avec l’approche directe de Lenzi et son montage tapageur, le genre poliziesco lui va comme un gant. Un chef-d’œuvre pulp, plein d’énergie, d’actions spectaculaires, de poursuites et de cascades folles, de personnages extravagants et surtout de moustaches bien taillées !

22.03 > 20:00
5€ / 3,5€


Umberto Lenzi, 1974, video, vt ang , 94'

Lors d’une fête, Robert Hoffman et Suzie Kendall n’ont d’yeux que l’un pour l’autre. Plus tard dans la nuit, ils batifolent dans une chambre de motel. Alors qu’Hoffman se recoiffe dans la salle de bain, un homme entre par la fenêtre et dégaine une arme à feu. Un coup de feu se perd dans la bagarre qui s’ensuit et le cambrioleur tombe raide mort. Le couple, paniqué, fuit. Quelques instants plus tard, Hoffman remarque qu’il a oublié son collier et retourne rapidement dans la chambre. Le cadavre a disparu... "Spasmo" est un giallo très bizarre avec une intrigue labyrinthique qui vous balade entre des bribes de conversations, des mannequins bringuebalants et de mystérieux harceleurs tapis dans l’ombre. Le spectateur se retrouve aussi perdu que le personnage principal. Un thriller paranoïaque mystérieux dans lequel tout le monde semble avoir deux visages. Lenzi démontre son habileté avec de belles images qui font un excellent usage du cadre large du techniscope et Morricone livre une bande son forte et pleine d’étranges mélodies dissonantes.

22.03 > 22:00
5€ / 3,5€


Umberto Lenzi, 1981, 35mm, vt ang , 93'

"Interdit dans 31 pays", pouvait-on lire en grand sur les affiches. C’est Umberto Lenzi qui, avec "The Man from Deep River" en 1972, donna le coup d’envoi de la mode des films de cannibales italiens. Après le tacle gigantesque de Ruggero Deodato avec son "Cannibal Holocaust", Lenzi repassa à l’attaque pour tenter de regagner le titre de roi des cannibales - et comment ! L’hyper violent "Cannibal Ferox" est sans aucun doute le film le plus choquant et dégoûtant du genre. Une fois de plus, une troupe part en Amazonie à la recherche des mangeurs d’hommes. L’anthropologue qui dirige l’équipe ne croit pas qu’ils existent et pense être en mesure de réfuter le mythe. À la fin du film, alors qu’une foule affamée lui arrache la vie à coups de dents, elle est bien obligée de revoir sa théorie. En dépit de la sotte histoire et des dialogues idiots et hilarants, le film, avec son flot ininterrompu d’immondices, remuera l’estomac du spectateur le plus chevronné, qui se prendra même à détourner les yeux. Quelques grands moments : un pénis haché et savouré avec délice, une jeune dame tractée par des crochets plantés dans ses seins... De la saleté extrême ! Emmenez-donc un paquet de chips croustillants.

23.03 > 24:00
5€ / 3,5€


Paranoia

aka Orgasmo

Umberto Lenzi, 1969, 35mm, vt ang , 91'

Une riche veuve cherche le calme et se retire sur ses terres. Elle y reçoit la visite d’un jeune homme affable sur lequel, d’emblée, elle se jette voluptueusement – « Make me feel dirty – DIRTY ! ». Aussitôt s’empêtre-t-elle dans une toile d’intrigues, car dans sa solitude, elle est comme un oiseau face à un chat. "Orgasmo" fut le premier grand long métrage que l’inspection du film américain ait classé X – uniquement pour adultes - faisant du coup salle comble. Avec la superstar Caroll Baker à l’affiche, la promesse d’un étalage de chair nue attira les foules de curieux.
Réalisé juste avant que Dario Argento ne marque le giallo de son empreinte avec "The Bird with the Crystal Plumage", et que le genre consacre le mystérieux meurtrier ganté de noir, il s’agit là d’un des meilleurs films de la première période giallo. Thriller psychologique stylé, plein de suspense, et drame surchauffé de la haute société décadente, "Paranoia" est un classique presque introuvable, donc profitez bien de cette aubaine !

24.03 > 22:00
5€ / 3,5€ Combi 2 films > 7,5€ / 6€


Nightmare City

Incubo sulla città contaminata

Umberto Lenzi, 1980, 35mm, vt ang , 92'

Dans le genre zombie trash, on aurait du mal à faire plus divertissant que le frénétique "Nightmare City", à déguster en sirotant une bière ! Lenzi nous prend à la gorge et nous bombarde d’horreur grotesque. Des hordes de zombies armés détournent un avion-cargo et se posent sur un aéroport militaire avant d’envahir la ville. Hugo Stiglitz, raide comme un balais, joue le personnage principal du reporter télé. Son manque de talent d’acteur renforce le sentiment de morne impuissance avec lequel il regarde, impassible, les zombies faisant irruption dans le studio en pleine émission d’aérobic, pour déchiqueter les tenues moulantes des danseuses et enfoncer leurs dents dans les poitrines découvertes...
Avec leur air de s’être pris une explosion de choco à la face, rien ne les arrête, ces zombies en furie ! Pendant ce temps, on nous sert un vague sujet anti-nucléaire, mais ce n’est pas le souci principal du spectateur de ce classique devenu culte, grâce à son énergie débordante, et à sa fin totalement invraisemblable.

24.03 > 24:00
5€ / 3,5€ Combi 2 films > 7,5€ / 6€


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lang: fr
id_rubrique: 1614
prog: 1601
pos: aval