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Astro Black Mythology

Space is the Place !
Seconde partie de la programmation dédiée à la ’Black Music’ : 3 exposés-écoutes + 5 films + 1 compile de clips + 1 soirée !

Le Nova accueille la suite d’Astro Black Mythology, un cycle d’exposés issu de la série Astrophonie proposée par Pierre Deruisseau. Liant analyse esthétique, héritage historique, luttes politiques ainsi que significations spirituelles, la série d’exposés est accompagnée d’écoutes, de photos et d’extraits vidéos.
Traversant des musiques, danses et chansons parfois bien connues de la communauté afro-américaine, les exposés font ressortir les mythes et récits sous-jacents, proposant un tout nouveau regard sur celles-ci.
Lien aux astres et à l’univers, moyens de transports futuristes, puissances guérisseuses des musiques, identités pas tout à fait humaines (cyborg, alien, angel race)… Voilà quelques thématiques récurrentes de l’expérience afro-américaine, se jouant dans des esthétiques de science-fiction, des mythologies stellaires et des archétypes fantaisistes. Au-delà d’un simple décor, se trouvent là de nombreuses couches de sens, des allusions et des stratégies profondes, dans une quête identitaire et culturelle au Nouveau Monde.
Après les trois premiers épisodes de janvier, deux nouveaux approfondissements complètent l’exploration des Black Music états-uniennes ; sixième épisode du cycle étant un nouveau parcours général - à travers les musiques jamaïcaines - en regard des thématiques vues précédemment.

That is what the music is, the universal language
The bridge-communication sound.
There is no other way to speak to everyone in language each can
Feel and understand except through music.
How can you speak to other worlds except through the music ?
The music let them know, where you are at and what you are.
(…)
It’s all what the music says of you.
The music is the living mirror of the universe.

(Sun Ra)

Ce cycle est conçu par Pierre Deruisseau (initiateur des concerts à la ferme du Biéreau en 2000 et de la Compilothèque en 2005) et proposé depuis peu en écoles et en appartements, dans le cadre d’un projet plus large appelé "Astrophonie" et explorant l’histoire de la musique en lien avec l’Univers. Comment l’homme utilise l’agencement de sons pour entrer en résonance avec les énergies de l’Univers, ouvrant son être à ce monde élargi, y puisant force et inspiration - tel est le fil du cycle. Explorant les mythes et pratiques musicales sous-tendant cette articulation, le cycle visitera diverses époques, communautés et civilisations.

www.astrophonique.net



Compilation

The Milky Black Way TV Show

Clips et extraits de concerts

Pour traverser en images la voie lactée de cette Great Black Music, un programme de clips vidéos, shows télé, extraits de films et de concerts valent bien mieux qu’un long discours !
Spiritual jazz, funk from outer space, angel soul, electro robots, techno stellaire, alien hip hop et R’n’B from beyond…
De Sun Ra à Flying Lotus, en passant par Afrika Bambaataa, H. Hancock, Outkast, Parliament, U.R., Jeff Mills, Kool Keith & many others - de la poésie étoilée, infinite fantasy, mythologies futuristes, cosmic groove… People get ready ! Le passage du Mothership est annoncé.

25.03 > 22:00
3,5€ / 2,5€


Pour cette seconde programmation - voyage du funk au dub, en passant par l’électro, la techno, le dance hall et le hip hop... hey, pas question de juste venir s’asseoir et écouter les histoires derrières ces musiques. En ouverture de programmation, on vous invite d’abord à venir chevaucher les rythmes sur le dancefloor ! Feel the groove, ride the rythm ! Destination Unknown.
Trois bruxellois aux platines. Cette fois, Pierre ouvrira avec quelques grooves jazz, sci-fi hip hop & tribal R’n’B. DeFi-J, co-fondateur de la Zulu Nation - belgian chapter, nous revient pour un set funk tout feu tout flamme. DJ Athome, l’homme derrière l’émission Bis-Art Shaker (Radio Panik), nous livrera une sélection d’early house et autres black alien electronic music. En début de nuit, la compilation d’astro clips et de show télés constituera la mise en condition idéale ! Don’t miss it.

25.03 > 24:00
Gratis


Redémarrant là où l’exploration de Sun Ra nous avait laissé en janvier dernier, le quatrième épisode approfondira de nouvelles thématiques, entre-aperçues en début de cycle.
Traversant le "spiritual jazz" aux accents étoilés - Albert Ayler, Art Ensemble of Chicago, Alice & John Coltrane… - puis s‘arrêtant un moment sur le rider électrique "who kiss the Sky" que fut Jimi Hendrix, nous fouillerons surtout dans le funk des années 70, ses danses, émanations corporelles, son excentricité cosmique, et ses mythologies p-funk, mettant en scène l’affrontement d’anges/Starchild et le sir Nose D’Voidoffunk qui, lui, ne veut pas danser.
Mais en fait, de quelle nature est ce funk finalement ? Et son vaisseau-mère ? Qu’est-ce que cette "angel race" ? Ceux là-même, armés de bop gun et faisceaux lumineux, qui ainsi nous bénissent : "May the funk be with you".

Light years in time, ahead of our time
Free your mind, come fly, with me.

(George Clinton / Funkadelic)

27.03 > 18:00
3,5€ / 2,5€ 6€ / 5€ (soirée / avond)


John Akomfrah, 1995, 16mm, vo ang , 45'

Essai cinématographique autour des thématiques “afro-futuristes” - et unique documentaire sur le sujet ! - "Last Angel of History" explore les relations entre culture pan-africaine, science-fiction et prolifération grandissante des technologies informatiques. Rencontre du troisième type, ingénierie génétique, identité cyborg et voyage inter-galactique… ces thématiques sont vues comme des métaphores de l’expérience pan-africaine de déplacement, de réinvention culturelle et d’Alien Nation.
Entrecoupés de collages d’images nous faisant voyager dans le temps et l’espace, Akomfrah présente les interviews des musiciens George Clinton, Derick May, Juan Atkins, Goldie, A Guy Called Gerald, Dj Spooky… et revient sur l’œuvre de Sun Ra et Lee Perry. De plus, il fait résonner toutes ces approches musicales avec les écrits d’auteurs de science-fiction noirs américains, tels R. Delaney et Octavia Butler, interviewés eux aussi, de même que le premier astronaute noir-américain a être allé dans l’espace !... Un must pour tous ceux qui s’intéressent à cette thématique.

27.03 > 21:00
3,5€ / 2,5€


Film

Scratch

Doug Pray, 2001, video, vo st fr, 90'

Filmé à San Francisco, New York, Los Angeles et San Bernardino, d’octobre 1999 à août 2000, "Scratch" nous propose une superbe introduction à la culture Hip-Hop. En allant à la rencontre de nombreux DJs pionniers et figures emblématiques du "turntablism", ce film rend de manière communicative l’enthousiasme et les "positive vibes" de l’avènement du hip-hop, autour de la réinvention des platines comme instrument de musique à part entière.
S’y retrouvent DJ Premier, Afrika Bambaataa, Grand Wizard Theodore, Q-Bert, Babu, Mix Master Mike, the X-ecutioners, Jazzy Jay, Steinski…
Le lien avec notre cycle ? Tambour du nouveau Monde, Wheels of Steel pour voyage dans l’espace-temps, communication extraterrestre, interactions robotiques… Ce savoureux documentaire nous distille - parfois dans les coins de l’image - quantités de liens et d’éléments avec notre thématique. Un film à voir et revoir.

+ Kool_Koor_TimelessOne

Kool Koor & Defi-J, 2010, video, vo ang , 14'

Hip-hoppeur américain vivant actuellement à Bruxelles, Koor livre dans cette vidéo les significations ésotériques de son travail de graffeur.

01.04 > 20:00
5€ / 3,5€


The nigger, they had no choice but to invent.
(James Baldwin)

Mi ’60, les robots appliqués à l’industrie font leur entrée dans les grandes villes du nord, Chicago, Detroit, capitale de l’automobile. Dans ces Metropolis qui électrifièrent le blues, vit le plus haut taux d’afro-américains, eux qui avaient fuit leur statut "d’outil animé", quittant un siècle plus tôt les états du sud ségrégationnistes.
Mi ’70, début ’80, partout, les machines entrent en scène dans la Black Music. Instruments, danses, voix filtrées, lyrics… Ouvrant de nouveaux espaces sonores et imaginaires, l’alliance avec la machine décuple les pouvoirs de la "black magic soul power" : rites de désenvoûtement, quête du beat, transport vers de nouveaux territoires et transes avec l’esprit de la machine.
Revenant d’abord sur quelques pionniers de l’électricité, ce parcours-ci explorera la naissance de l’électro, la techno et la culture Hip hop, suivant les développements technologiques de leurs grands sorciers, voyageant dans l’espace-temps sur les "Wheels of Steele" et TR "eight-0-eight". Grandmaster Flash, Electrifying Mojo, Jonzun Crew, electric boogie, Model 500, Underground Resistance, E-Dancer, Jeff Mills, Krs-One, Dr. Octagon, Antipop Consortium… Avant-garde esthétique, black scientists, cosmos et résistance politique.

Any sufficiently advanced technology becomes indistinguishable from magic.
(Arthur C. Clarke)

03.04 > 18:00
3,5€ / 2,5€ 6€ / 5€ (soirée / avond)


Jacqueline Caux, 2006, video, vo st fr, 52'

Revenant sur la fin des années 70 et la chute de Detroit, passée de Motor City triomphante à "Ruins City", galeuse et abandonnée, "The Cycles of The Mental Machine" explore le contexte d’apparition de la musique techno. Au sein de cette capitale de la blackmusic, cité du rythme et de la technologie, la production de transports motorisés de plus en plus rapides et accessibles ouvrira la porte à de nouveaux univers, sonores et imaginaires.
De l’urbanisation du blues, des prêches et gospels, en passant par l’usine à tubes que devint la Motown, une voix nous guide dans ce voyage musical : The Electrifying Mojo, DJ légendaire, "poète de la machine mentale", qui propulsa le funk et la techno dans l’espace au sein de son émission radio Midnight Funk Association. Dans le présent, "Mad" Mike Banks, pilier du collectif Underground Resistance et Carl Craig, artistes de cette contre-culture techno militante, interviennent de manière incisive.

03.04 > 21:00
3,5€ / 2,5€


JetStar, 2002, video, vo st ang, 90'

Lee "Scratch" Perry, the ultimate alien, filmé chez lui à Zurich.
Entouré de sa femme et ses enfants, arrangeant dans son jardin des autels futuristes reflétant le soleil et présentant les icônes et objets de pouvoirs de son studio son, le maître du dub nous livre, sous influence cannabique, des messages mystiques par moments difficiles à saisir, souvent fulgurants de répartie.
Le film présente des documents rares de proximité avec cette figure incontournable des musiques jamaïcaines, qui mène en 1990 une vie lointaine de son passé de producteur à Kingston.

(Le documentaire étant produit sans sous-titres et l’anglais de Perry difficile à saisir, un travail de retranscription sera réalisé pour l’occasion, afin de faciliter la compréhension.)

08.04 > 22:00
3,5€ / 2,5€


Des pulsations de tambours Nyahbinghi aux échos Dub du "Black Ark" studio de Lee Perry, nous assistons à la montée planétaire de la basse, ses profondes fréquences éclosant à la surface.
Suivant les inventivités techniques "low-budget" ayant renouvelé la production mondiale et détaillant les mythologies solaires des "lion man" rastafari, nous vous emmenons pour un parcours dans les musiques de cette île 700 fois plus petite que les Etats-Unis, mais ayant pourtant accueilli 3 fois plus d’esclaves.
S’inspirant d’abord de Black Music made in US, les jamaïcains développeront leur propre histoire, celle d’une île noire à 17° de l’équateur. Résonances et singularités, les thématiques vues au long du cycle donneront un nouveau regard sur ces musiques. Traversant Mento, Ska, Rocksteady, Reggae, Dub et Dancehall, le film révèle leur contextes d’apparition - social, géographique, politique et spirituel - dans une exploration d’une musique "roots" tendant les battements de la Terre vers le Ciel, et faisant décoller le train à sa propre rythmique, dilatée sous le soleil…

Spirituality is not theology or ideology.
It is simply a way of life, pure and original as given by the Most High.
Spirituality is a network linking us to the Most High, the universe, and each other.

(Haile Selassie I)

10.04 > 18:00
3,5€ / 2,5€ 6€ / 5€ (soirée / avond)


Film

Rockers

Theodoros Bafaloukos, 1978, 35mm, vo st fr & ang, 100'

Filmé en 1978 en Jamaïque, Rockers devait être à l’origine un documentaire sur la scène reggae du moment. En cours de route, l’option de narrer une fiction rebelle apparut, nous laissant dès lors avec une œuvre très particulière, sorte de "blaxploitation musicale" - mais à la sauce jamaïcaine - où la plupart des protagonistes sont des stars reggae de l’époque ! (Big Youth, Gregory Isaac, Dillinger, Jacob Miller, Burning Spear, Bunny Wailer, Robbie Shakespeare…). Bref, un film culte.
Le batteur et personnage central, Leroy "Horsemouth" Wallace (étant même filmé chez lui, sa femme et ses enfants jouant leur propres rôles), trouve comme moyen de s’extraire de sa vie de "sufferer" le travail de distribution des 45t aux magasins et sound systems de toute l’île. Lui manque juste la monture digne de ce nom pour son entreprise : la célèbre Honda S90, qu’il fera recouvrir d’un "Lion of Juda". Suivant ces mésaventures avec la mafia locale qui plume jusqu’aux plus pauvres, le film/docu nous fait entrer dans la véritable ambiance de la culture jamaïcaine et rastafari, en explorant ses mythes et univers sonores. Les airs joués et la beauté des dialogues, tenus dans le patois jamaïcain, valent à eux seuls le détour !

This Journey will end one day
Then the white master will get his pay
For the chain on I is not to stay
The Lion of Judah will brake when pray.

(Mortimo Planno)

10.04 > 21:00
5€ / 3,5€


In the half-between world,
Dwell they : The tone-scientists. . . . . . . . . .
In notes and tone
They speak of many things . . . . . . . . . .
The tone-scientists :
Architects of planes of discipline.
Mathematically precise are they :
The tone-scientists

(Sun Ra)

Oh nobody knows who I am, until the judgment comes
(un ’spiritual’)

The shadows took shape
Shape and dance
Alive and vibrant

The shadows took shape
And the dance took wings
And flew like birds to love

Far beyond the cities of yesterday
Far beyond the horizon

The shadows took shape
Took shape and danced
Alive and vibrant

The shadow took shape
And danced
Far beyond
Beyond the valley of the shadows

The shadows took shape
And all at once
The shadows found that they were not shadows at all
But living beings with living minds of their own.



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