prog: 1478
squelettes/rubrique-3.html

Outer Space

Le festival Offscreen s’embarque cette année dans un voyage aux confins de l’Univers, à la recherche de perles cinématographiques perdues dans l’infini, de films cultes et de classiques de la science-fiction. Le genre est vaste, mais nous dirigerons plus précisément notre télescope vers la période pré-effets digitaux et vers les aventures d’explorations de l’espace interstellaire ou de planètes exotiques, bien souvent à la recherche de formes de vie extraterrestre... La science-fiction permet les fantaisies les plus extravagantes et l’invention de mondes et de dimensions multiples par la "magie" des effets spéciaux. Mais la représentation de l’ailleurs et du futur n’est bien souvent qu’un reflet de préoccupations bien terrestres et contemporaines, et révèle beaucoup sur l’époque et la culture d’où elle est issue. Dans certains cas, comme dans les pays du bloc soviétique, ces paraboles imaginées de l’autre côté de l’Univers permettaient d’éviter la controverse et la censure réservée aux œuvres faisant moins de détours métaphoriques. Nous vous offrons donc une petite sélection de regards sur le monde et l’Univers, au Nova et à la Cinematek. Koo !

Le Nova se fera vaisseau spatial le temps du festival, vous transportant entre les trous noirs, les astéroïdes, les créatures étranges et les radiations cosmiques. Le système de gravité artificielle sera-t-il installé dans les toilettes à temps pour le voyage ? Réponse lors de l’ouverture du festival !



In The Dust Of The Stars

Im Staub der Sterne

Gottfried Kolditz, 1976, 35mm, vo st ang, 95'

L’équipage du Cyrno, parti enquêter suite à un appel à l’aide, atterrit sur TEM 4 après un voyage de 6 ans. Invités à une fête étonnante, sorte d’orgie romaine 70’s, ils découvrent des mœurs qui les étonnent et les séduisent. Les Temiens nient avoir lancé un appel de détresse, et l’équipage, curieusement, montre peu à peu des signes de troubles de mémoire en guise de gueule de bois. Très rapidement, il devient clair qu’une autre partie de la population est moins à la fête...
Plus de quinze ans après "Die Schweigende Stern" (voir ci-dessous), la DEFA s’encanaille et propose des scènes de danse inoubliables dans un film où barbes frisées côtoient cheveux ras et colorés, et robes de toutes tailles et couleurs. Le scénario et le traitement sont résolument en symbiose avec l’époque du tournage, précédant et rappelant par bien des aspects les épisodes de la série "Buck Rogers". La planète TEM est en fait la Roumanie, dont les décors, mines de sel et volcans de boue, se prêtent admirablement bien au propos.

11.02 > 22:00
5€ / 3,5€ Combi 2 films > 7,5€ / 6€


Luigi Cozzi, 1978, 35mm, vt ang st fr & nl, 94'

Le titre ne trompe pas : nous sommes bien en présence d’une réponse italienne à un certain film de George Lucas, qui fut plutôt lucratif. Il y est donc question de sabres lasers, d’Hyper espace, de robot bavard, d’un Empereur, d’un texte prologue qui défile vers l’infini, d’une grande bataille finale, etc. Mais ici la princesse est un prince, l’héroïne est sexy (habillée en bikini à col disco, s’il-vous-plaît), les étoiles sont multicolores, l’Empereur est gentil, bref, nul doute n’est permis, c’est une sorte de space opera spaghetti lorgnant plus dans l’assiette de Trinità que dans celle de Leone...
Le casting est aussi impressionnant que varié avec en tête un Joe Spinell parfait en méchant "bigger than life". Il y retrouve la pulpeuse Caroline Munro, moins habillée que dans "Maniac", leur chef d’œuvre commun. À leurs côtés, gesticulent Christopher Plummer, David Hasselhof (oui oui !) et quelques acteurs locaux aux looks improbables. Autre invité de marque, John Barry assure (euh...) la musique en insistant sur les cuivres. Les effets spéciaux sont à l’avenant, les éclairages sont assumés et le réalisateur Luigi Cozzi (alias Lewis Coates) sera présent pour la séance. Sans aucun doute l’un des immanquables de cette année !

11.02 > 24:00
5€ / 3,5€ Combi 2 films > 7,5€ / 6€


Georgi Daneliya, 1986, 35mm, vo st fr & ang, 135'

Dans l’URSS des années ’80, un ingénieur et un jeune pseudo-violoniste se retrouvent accidentellement transportés sur une planète désertique. C’est le début d’une odyssée aussi amusante qu’étonnante, dans la tradition des grands récits classiques mais aussi de la science-fiction 80’s. Assumant tout à fait sa décennie, le film, empli de trouvailles fascinantes (qu’il serait criminel de dévoiler ici !), s’appuie autant sur le comique de situation que sur le langage, la gestuelle, le son, les costumes et les décors pour créer un décalage comique grinçant et critique. Et si l’esthétique renvoie parfois à "Star Wars" ou à "Mad Max 3", par la présentation d’un monde en déliquescence rouillée et ensoleillée, les références sont plus à trouver dans la culture littéraire et cinématographique slave, mine d’or de l’absurde souvent proche de l’Angleterre de Lewis Caroll et de Douglas Adams. Les francophones, eux, n’avaient pas vu ça depuis le Philémon de Fred !
Bon, on triche un peu, c’est pas vraiment Outer Space, mais ce film culte est le gros coup de cœur de l’équipe cette année...

12.02 > 22:00
5€ / 3,5€


The Silent Star

Der Schweigende Stern

Kurtz Maetzig, 1960, 35mm, vo st ang, 93'

Une expédition internationale s’embarque à bord du Kosmokrator pour se rendre sur Vénus, couplant leurs compétences pour comprendre les phénomènes étranges qui semblent s’y dérouler. La tension est à son comble, des radiations dangereuses sont émises, et l’on redoute de voir se réitérer la catastrophe survenue sur la Lune quelques années auparavant.
Voici la première grosse production de la DEFA, studio est-allemand, et premier film tourné en TotalVision, version locale du Cinémascope. Prévu pour célébrer le dixième anniversaire du pays, il fallut de nombreuses versions du scénario avant d’arriver à un accord du studio et du gouvernement, après notamment un écartement de Yves Montand et Simone Signoret, un temps pressentis comme acteurs de ce film ! De même que la plupart des décors, le Kosmokrator est magnifique, comme également le robot à tout faire, très doué pour le jeu d’échecs mais un peu lent dans ses déplacements. Bien sûr, les fils de Nylon sont souvent employés, que ce soit pour l’apesanteur ou pour actionner les insectes vénusiens métalliques.

13.02 > 18:00
5€ / 3,5€ Combi > 10€ / 7,5€


To The Stars By Hard Ways

Cherez ternii k zvyozdam

Richard Viktorov, 1981, 35mm, vo st ang, 118'

La découverte par des astronautes russes de Niya, jeune humanoïde originaire de la planète Dessa, bouleverse le quotidien des scientifiques qui l’accueillent. Cette saga relate l’expérience vertigineuse vécue par Niya et ses hôtes, alors que ses pouvoirs insolites sont progressivement révélés et qu’elle cherche à déchiffrer les souvenirs fragmentés qui la hantent. Sa quête d’humanité est le fil conducteur à travers lequel son histoire est tissée : son passé vis-a-vis d’une étrange découverte scientifique, son présent parmi les hommes et son futur sur Dessa, détruite par la contamination industrielle et dirigée par le despotique Turanchoks. Résultat : de superbes séquences psychédéliques et une ambiance surréaliste, ainsi qu’un ton métaphysique très posé qui aboutissent à une production étonnante et manifestement méconnue, alors qu’elle aura été le Star Trek d’une génération de jeunes soviétiques. L’apparition de robots domestiques, d’aliens demi-barbus et de dictateurs minuscules ravira certainement les plus curieux !

13.02 > 20:00
5€ / 3,5€ Combi > 10€ / 7,5€


Planet of Storms

Planeta Bur

Pavel Klushantsev, 1962, 35mm, vo st ang, 83'

La première mission humaine sur Vénus tourne au désastre lorsqu’une pluie de météorites détruit l’un des vaisseaux envoyés par l’Union Soviétique. Les deux membres de l’équipage qui descendent sur la planète inconnue, accompagnés d’un robot nommé John, finissent par être victimes des conditions atroces qu’ils y rencontrent. La mission de sauvetage qui suit est au cœur de ce trésor malmené de la science-fiction, à la source de toute une série d’imitations américaines telles que "Voyage to the Prehistoric Planet" et "Voyage to the Planet of Prehistoric Women", dans lesquels les images de cette version originale étaient allègrement utilisées. Basé sur un roman d’Alexandre Kasantsev, "Planeta Bur" demeure singulier parmi les films inspirés par la course à l’espace des années 60 : des personnages méditant sur les possibilités offertes par l’ère spatiale ainsi que sur les origines de la vie dans l’Univers remplacent les héros aux armes laser du mainstream. Des effets spéciaux bruts mais étonnants par leur inventivité font de cette aventure un véritable festin cosmique.

Attention : Uniquement sous-titré en anglais contrairement à ce qui est indiqué dans la brochure.

13.02 > 22:00
5€ / 3,5€ Combi > 10€ / 7,5€


John Carpenter, 1974, 35mm, vo , 83'

Avec son premier film, Carpenter réinvente le mythe de l’odyssée spatiale alors que celle-ci rime avec "ennui". Le "Dark Star" est un vaisseau ayant pour mission de détruire les planètes qui, déviant de leur trajectoire, risquent de rentrer en contact avec leur étoile et provoquer une supernova. "L’étoile sombre" n’est pas sans rappeler une certaine "étoile noire" qui arrivera dans les salles trois ans plus tard. Mais si la destruction et la dévastation peut sembler être une mission palpitante, il en est tout autrement lorsque vous les pratiquez depuis plus de vingt ans ! C’est le cas pour notre équipage, une bande de beatniks en chemises hawaïennes qui semblent tout droit sortis des groupes de rock des années soixante. Lassés de leurs interminables voyages d’un système à un autre, ils errent comme des zombies dans les couloirs, flottants tel leur vaisseau dans le cosmos. Tout est donc calme jusqu’à l’arrivée d’un visiteur pour le moins... étrange !

18.02 > 24:00
5€ / 3,5€


Destination : Uranus !

Oh Darling, Uranus is beautiful tonight.

Attention, people of Earth. Brace yourselves, for tonight we are launching a manned mission to Uranus ! Our rocketship will smoothly approach Uranus’ atmosphere and do a soft landing on its cracked surface. For your pleasure, our mighty crew will be exploring the wonders and mysteries of the dark side of Uranus. We will first discover the danger lurking in the hostile caves inside Uranus with the film "Journey To The Seventh Planet". Then, we will be graced by the visit of a local inhabitant, the Man from Uranus, who will perform live music from the traditional repertoire of Uranus. Finally, party will take over, invite all your friends and Uranus will shine until dawn !

25.02 > 22:30


Sidney Pink, 1961, 16mm, vt ang , 83'

Merveille de la science-fiction "low budget", ce film doit beaucoup à l’astuce de son réalisateur, Sidney Pink, qui trouvera un point de départ scénaristique permettant de recréer les paysages d’une planète lointaine avec un budget limité. En effet, les explorateurs envoyés sur Uranus à la recherche de formes de vie sont sous l’emprise d’une entité mystérieuse qui lit leurs fantasmes et leurs peurs, puis tente de les amadouer en recréant, devant leurs yeux, leur Danemark familier... et ses belles danoises ! Une bonne partie du film se passe donc dans un village de campagne typiquement danois ! Pour le reste, le studio de tournage était tellement étriqué que les acteurs, qui se retrouvent toujours aux mêmes endroits, ne devaient surtout pas marcher trop vite pour ne pas sortir des décors ! Les producteurs, trouvant que le résultat manquait d’action, décideront de tourner des scènes supplémentaires avec des monstres sortis des caisses d’accessoires des studios voisins, d’ajouter des effets optiques ou même d’utiliser des rushs d’autres films pour certains plans du montage final ! Malgré - ou grâce à - ces contraintes, remaniements et à son aspect bricolé, le film, plein de charme, est un bel exemple de science-fiction kitsch plein de bip bip et de couleurs chatoyantes, à l’ambiance surréaliste et aux accents psychédéliques.

25.02 > 22:30
5€ / 3,5€ Combi 2 films > 7,5€ / 6€


Concert

Man From Uranus

+ Outer Space Party

Après le film et une petite pause, nouveau décollage pour une prestation live de Man From Uranus, Phil de son prénom. Cet artiste-savant fou extraterrestre, originaire de Floride, s’est établi à Cambridge et y a fondé un laboratoire de recherche musicale cosmique, le Advanced Centre for Outer Music. Nul ne sait si les bizarreries sonores qu’il nous livre ont été interceptées dans le cosmos ou créées sur Terre à l’aide de ses machines ultra-puissantes issues des technologies de dernier cri (Moog, Theremin, Walkman, oscillateurs et synthétiseurs divers et variés). Qu’importe, il produit une musique electro-vintage drôle et déglinguée, un space-jazz intemporel, du moonbase muzak qui nous plonge dans un monde lointain, autour duquel orbitent les esprits des Residents, de Jean-Jacques Perrey, de Raymond Scott, Sun Ra ou encore Stockhausen. Il a déjà croisé sur sa route Felix Kubin, Faust, Pram, Broadcast ou encore Ann Shenton (Add N to X) et nous emmène ce soir dans un voyage audiovisuel entre Uranus et Jupiter, avant de nous ramener sur la supernova où nous terminerons la soirée par une Outer Space Party. To Uranus and beyond !

http://www.youtube.com/watch?v=F9R1...

25.02 > 24:00
5€ / 3,5€ Combi 2 films > 7,5€ / 6€


Planet Of The Vampires

Terrore Nello Spazio

Mario Bava, 1965, 35mm, vo it st ang, 88'

Deux vaisseaux interstellaires, l’Argos et le Galliot, reçoivent un appel de détresse en provenance d’une mystérieuse planète nommée Aura. L’Argos, piloté par le Capitaine Mark Markary, essaie de se poser sur Aura après avoir perdu le contact avec le Galliot. Les événements prennent une tournure étrange lorsque les membres de l’équipage sont pris d’une crise de folie, qui les incite à s’entre-tuer. Le capitaine y échappe heureusement et parvient à reprendre la situation en main.
Il soupçonne cette force néfaste d’être liée à l’appel de détresse et à la disparition du Galliot. Les survivants de l’Argos, toujours hantés par ces crises, feront une série de découvertes effrayantes, notamment concernant les malheureux passagers du Galliot... Mario Bava, mieux connu pour ses films d’horreur à l’italienne, fait de son incursion dans la science-fiction une expérience mémorable et hypnotique, dans un style haut en couleurs.

26.02 > 22:00
5€ / 3,5€ Combi 2 films > 7,5€ / 6€


William Marshall, 1961, 35mm, vo , 82'

Nous sommes en 1980, ce qui aurait dû être un vol spatial routinier tourne au drame lorsqu’un vaisseau américain est brusquement attiré dans le champ gravitationnel d’un énorme astéroïde difforme. Une équipe dirigée par le capitaine Frank Chapman est rapidement expédiée afin de connaître le sort des vaisseaux égarés. Des difficultés au niveau décisionnel et technique font dérailler la mission, et Frank se voit non seulement miniaturisé par les minuscules habitants de Rheton, mais condamné à vivre pour le reste de ses jours sur l’astéroïde. Désespéré et cherchant une aide pour fuir, il recrute Zetha, une jolie muette intriguée par le nouveau venu, et Liara, la fille du dirigeant de Rheton. Hélas, l’invasion de l’astéroïde par les abominables Solarites semble imminente, ce qui entrave les projets de Frank. Cette production de William Marshall, véritable festin de série B, offre une histoire suffisamment farfelue pour justifier une sortie des archives.

26.02 > 24:00
5€ / 3,5€ Combi 2 films > 7,5€ / 6€


squelettes/rubrique-3.html
lang: fr
id_rubrique: 1480
prog: 1478
pos: aval