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Continent Celluloïd

Pour les accros de la chimico, du revelo, des fixateurs et des chambres noires, une double dose de séances-voyages en bobines 16mm tout droit sorties des sous-sols de l’Abominable... de la grande bleue à l’Uruguay en passant par la brousse, la Kabylie, les Alpes, le Kurdistan et la Tchétchénie..., pour enfin s’échouer en compagnie des GOL sur une mer bleue sang en Antarctique dans les années 50... In "spire" le celluloïd, ce soir au Nova !



L’Abominable est un laboratoire d’artistes mettant à disposition depuis 1996 les outils qui permettent à la fois de développer et travailler la pellicule. L’association propose des ateliers de cinéma envisagé comme art plastique, un domaine privilégié d’exploration de notre rapport au monde.

http://www.l-abominable.org
http://www.lightcone.org

+ Tahousse

Mahine Rouhi & Olivier Fouchard, 2001-2006, 16mm, vo , 31'

"Oeuvre magnifique et nécessaire, (...) des images chaotiques d’une terre en cataclysme, des images revenues des volcans d’outre-guerre". M Rousset

+ Parties visible et invisible d’un ensemble sous tension

Emmanuel Lefrant, 2009, 16mm, vo , 7'

Afrique, 2003. L’image d’un paysage de brousse, et celle d’une émulsion sujette à une dégradation biochimique. Paysages en fusion, où l’invisible prend corps en même temps que le visible.

+ K [Exil]

Frédérique Devaux, 2008, 16mm, sans dial, , 8'

Images de femmes et d’enfants restés seuls au pays, suite à l’exil des hommes. Les vues alternent positifs et négatifs, complémentaires ou contradictoires, rendant sensible leur abandon sur une terre ingrate.

+ K [Acugher / Acimi]

Frédérique Devaux, 2008, 16mm, sans dial, , 9'

K (Pourquoi ? Pourquoi ?) est composé de photogrammes posés à la main dans la tireuse selon la loi du hasard. Un film remettant en question la politique algérienne dénigrante vis-à-vis de la Kabylie : la désolation et l’impuissance à comprendre.

+ Mer

Martine Rousset, 2003, 16mm, sans dial, , 20'

"La mer est un langage dont on a perdu le sens." (J.L. Borges)... La rumeur violente du vent des vagues. La voix sauvage de l’écrit de l’eau. Quelques fictions enfantines sûrement très cruelles, des jeux de guerre. C’est la mer qui gagne. Bien fait.

26.09 > 18:00


Ce travail a été réalisé durant un séjour de 2 mois en Uruguay, le long du Rio de la Plata et à Montevideo, où a été installé un laboratoire de développement 16mm. Un film se compose le temps d’une performance via 4 projecteurs et un système de diffusion sonore. "De un vastisimo mar" est une histoire de restes ­ des traces et témoignages de temps et d"expériences, comme autant d"éléments qui retracent une enquête fictive. Il est question d’exils, et de l’exil comme rapport. D’un éloignement forcé ou choisi à la possiblité du retour, l’axe de ce rapport est modifié - le déplacement devient sa mise en acte, la clandestinité un de ses paradigmes. Il s"agit de mettre en évidence la construction d"un récit autant que ses doutes. Son objet est ce qui manque, un trou, une perte - le lieu qui n"a pas de nom.

+ un autre court métrage de l’Abominable :

+ Mercedes Dunavska ou L’impossible trajectoire A1

Drazen Zanchi, 2008, 16mm, sans dial, , 30'

Un road-movie Balkanique fait par un Croate de Split. L’autoroute A1 Split-Zagreb est neuve, la voiture récente, et le Danube magnétique... comme une bande sonore des souffles du temps de guerre.

26.09 > 20:00


Génial, génial, génial ! GOL est l’un des plus impromptus et mystérieux combos à avoir surgi de la scène expérimentale/underground française, dès 1988. Sorte de vecteurs de la "tradition rurale perdue", GOL décline un instrumentarium électroacoustique infini sur un mode-monde étrange de rituel païen. Sonorités primitives, mambo corporate, disco psychédélique, électroacoustique flasque, etc. Réapparaissant après un silence de 10ans, GOL se rappelle à la face du monde via plusieurs nouveaux enregistrements dont une fantastique collaboration avec Charlemagne Palestine... Ce soir au Nova, les GOL opéreront en direct à révéler la dimension surnaturelle d’une expédition baleinière nippone en Antarctique, forte d’une trentaine de bateau ! Entièrement filmée en muet, "La chasse à la baleine" passe du bleu océan au rouge sang, de paysages désertiques à des ambiances aussi mécaniques qu’organiques. "Le grain de l’image et les couleurs sont déjà de la musique, il reste a y intégrer l’empreinte de la volonté."

http://www.myspace.com/corporatemambo
http://www.cinememoire.net/

26.09 > 22:00


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prog: 1261
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