prog: 1236
squelettes/rubrique-3.html

Week-end #1 (24 & 25.07)

« Nous entrons en gare de Josaphat, les passagers pour le PleinOPENair sont priés de quitter le train-train ! »

La première halte du PleinOPENair se fera sur le site de l’ancienne gare Josaphat, située non loin du parc homonyme bien connu à Schaerbeek. Jadis, ce terrain était une gare de marchandises avec un impressionnant peigne de voies, actuellement le site est presque entièrement déclassé. Aujourd’hui, il n’y reste plus que la ligne 26 et ses trains de passagers reliant Malines à Hal et des trains de marchandises traversant la capitale. Cependant, la gare est appelée à reprendre du service dans le cadre du projet de RER, et le site est considéré par la Région comme une Zone d’Intérêt Régional (ZIR). En attendant, la nature y a repris ses droits ...

L’ancienne gare Josaphat offre un large espace (16 ha) situé entre Schaerbeek et Evere, presque aussi large que les pistes de planification imaginées par la SNCB et la Région bruxelloise ces dernières années pour le développement du site. Présenté comme un des grands projets du Plan de Développement International (PDI), les orientations actuelles soulèvent quelques questions.

L’argument le plus vendeur ? Un produit bien vert, disponible prochainement dans notre région préférée. Un projet pilote de quartier durable de 180 000 m2, comprenant des éco-climato-bio-constructions et faisant l’objet d’une étude pour favoriser la mobilité douce au cœur de l’inter-modalité... WaouW... Que se cache-t-il derrière cette façade à visée internationale : un projet durable aux ambitions sociales, ou un plan de relance économique ? En effet, le risque est grand de voir s’ériger là-bas un ghetto pour la haute classe moyenne. Alors que la Région peine à offrir du logement aux ménages aux revenus modestes, les logements de classe moyenne ne cessent de sortir de terre. Nous sommes bien face à des projets planifiés par les élites pour l’élite.

L’opportunité est là et les institutions européennes l’ont bien compris, prévoyant une implantation d’un nouveau pôle de bureaux pour la commission européenne : 90 000 m2 de bureaux ! Une aubaine pour la Région, car les bureaux permettraient une fois encore de financer une partie du projet, mais rien n’est encore décidé. Dans le même temps, la Ville de Bruxelles tente tout pour que les bureaux rémunérateurs se fassent chez elle.

Non loin de là, mais pas sur la même ligne, nous retrouvons l’ombre striée du site de Schaerbeek-Formation ! Animant régulièrement les chroniques urbanistiques bruxelloises, ce vaste terrain en a fait fantasmer plus d’un, quitte à faire sauter son statut de Zone d’Intérêt Régional à Aménagement Différé (ZIRAD). Toutes les projections se bousculaient, dont un méga-centre commercial et un stade multifonction, chargé de rehausser la dignité de Bruxelles et sa vocation internationale, notamment par l’accueil de la coupe du monde de football en 2018. Indispensable, bien entendu ! Heureusement pour Schaerbeek-Formation, le site est protégé par sa pollution et ses rails, impossibles à ôter dans des délais aussi drastiques. Mais ne nous réjouissons pas trop vite, ces projets sont loin d’être abandonnés, ils ont juste migré vers d’autres ZIR, ce statut d’exception qui transforme les territoires en marchandise à rentabiliser.

Mais c’est une autre histoire, que vous découvrirez lors des weekends à venir ! Dans l’immédiat, égayons-nous sur cette vaste friche ferroviaire surprenante, entre pavés et millepertuis !



Gare Josaphat / Josaphat station (1030 Bxxl)
Boulevard Général Wahislaan + Avenue Charles Gilisquetlaan, entrée / ingang rue Gustave Latinisstraat

• TRAM : 23, 24 (Chazal)
• BUS : 28, 65 (Josaphat)
• Bus de nuit / nachtbus :
N04 • Léopold III - dir. / richt.
De Brouckere (dernier / laatste > 02:34)



NED

NED existe sous la forme de trio depuis 1998. Des premières K7 artisanales à la création du fanzine SK records, le groupe n’a depuis cessé d’évoluer au fil des enregistrements, des rencontres et des tournées tout en restant fidèle au sacro-saint "DO IT YOURSELF". Emergeant de la scène punk rock de Lyon des années nonante, le trio participe à l’ébullition ambiante, avec le succès de groupes tels que Bastard ou Condense. NED crée le label SK Records et sort toute une série de disques, participe à l’ouverture du squatt Grrrnd Zero et y organise de nombreux concerts... Les tournées européennes s’enchainent et le groupe fait de nombreuses rencontres sur la route (plus de 500 concerts à travers l’Europe, en partageant l’affiche avec de nombreuses formations telles que Nomeansno, Guapo, Melt Banana, Oxbow, Psychic Paramount...).
Du noise punk bordélique des débuts, le trio s’est ouvert à des influences de plus en plus différentes. Mélangeant des relents de blues et de groove tordu, des concepts anti-musicaux et du bon vieux rock n’roll, NED a trouvé sa façon de marcher, toujours à la limite du déséquilibre, histoire de ne plus savoir sur quel pied danser.

http://www.myspace.com/nedskrecords
http://skrecords.org

24.07 > 20:00 + 24.07 > 24:00


Jan Svankmajer, 1988, 16mm, sans dial, , 18'

Ce court métrage du cinéaste tchèque, habitué du Nova, détourne et critique le monde du football et ses illustres représentants : joueurs et supporters. Le film mêle les techniques de l’animation à celle de l’événement sportif et du photo-montage. Svankmajer jongle avec tous ces supports à un rythme effréné, articulant son récit autour d’une situation pouvant se résumer en une phrase, sans se départir de son humour corrosif et de son esthétique si particulière.

24.07 > 21:45


Jean-Jacques Annaud, 1979, 35mm, vo st nl, 89'

François Perrin (Patrick Dewaere) est ailier dans l’équipe de la ville de Trincamp, où tout est football, où l’on se meuble football chez Logerand, où l’on boit football au Pénalty, et où on travaille football chez Sivardière, PDG de l’usine et président du club. Lors d’un entraînement, François bouscule la vedette, ce qui le fait exclure du club, puis de l’usine. Pour corser le tout, il est accusé d’un viol qu’il n’a pas commis. Mais après un accident d’autocar, un joueur vient à manquer à l’équipe pour un match important. François sort alors de prison pour l’événement et devient soudainement indispensable après avoir marqué 2 buts. Commence alors sa vengeance...
Sur une idée de Jean-Luc Godard et un scénario de Francis Veber, ’Coup de tête’ est un véritable inventaire de la connerie humaine, le contexte footballistique y ajoutant encore plus de force. "Moi je lève mon verre à la plus formidable bande de salopards que j’ai jamais rencontrée ! Je lève mon verre au tas d’ordures qui m’entourent. Et il y a de quoi remplir une sacrée poubelle !" Le tout agrémenté d’une musique inoubliable de Pierre Bachelet.

24.07 > 22:00


Accompagnés d’herboristes bruxellois, nous partirons à la recherche de plantes sauvages et comestibles. Après la promenade, lors d’un atelier, nous apprendrons toutes sortes de préparations médicinales et originales à base de plantes. Un breuvage fait maison nous mettra en appétit pour la table d’hôtes qui suivra la ballade.
Inscription indispensable via email (hilde@nova-cinema.org) vendredi 24/07 au plus tard.
+
Atelier pour enfants
Pendant que les parents se promènent, nous accueillons les enfants pour un atelier. Nous allons préparer des pommades faciles à réaliser et très efficaces : une "pommade soleil", une "pommade insectes", une "pommade blessures", une "pommade muscles",... Les pommades sont faites à partir d’ingrédients naturels tels que l’huile de tournesol, la cire d’abeille, le beurre de karité et les huiles essentielles de lavande, géranium, citronnelle, menthe,... Mais on ira également chercher des plantes utiles sur le terrain. (6-12 ans).
Inscriptions : lucieghijsens@yahoo.com

25.07 > 16:00


Un Cinérotic, késako ? Il s’agit d’une idée de Roger Toulemonde, cinéaste amateur et fan de Super 8. Nous l’avions déjà rencontré au PleinOPENair il y a quelques années, accompagné de sa mini-salle de cinéma montée dans une Peugeot 203. Il nous revient cette année avec sa Compagnie "Jamais 203" et un mini-cinéma érotique à pédales. Avec l’aide d’Eric (ex-Beurres & Ordinaires, un habitué du Cinéma Nova), ils ont monté trois boîtes optiques sur des vélos : les coups de pédales entraînent l’ouverture et la fermeture du rideau et entraînent une bande Super 8 au contenu des plus émoustillant. Pour accéder au 7ème ciel, le spectateur chevauche sa monture et glisse sa tête sous une ancienne jupe d’Yvonne, la femme de Roger. Chaque film est accompagné d’une bande son réalisée par un ami de Roger. Tentés ?

http://www.ciejamais203.com/Accueil.swf

25.07 > 17:00


Naifu est un néologisme japonais d’origine anglaise, dérivé de ’knife’, signifiant couteau. Pour manger, les Japonais n’utilisent pas de couteau mais bien des baguettes, ce qu’a également retrouvé Wilf Plum, ancien batteur du groupe écossais Dog Faced Hermans (1986-1995) qui, après Amsterdam, est aujourd’hui installé en Belgique. Dans ce nouveau pays d’accueil, il s’implique très vite dans plusieurs projets dont le groupe bruxellois NAIFU. Depuis 2003, NAIFU a sorti deux disques ’home made’ (disponibles à la Microboutiek du Nova). NAIFU, c’est le mélange de l’esthétique et du raffinement oriental avec la brutalité et la rage que l’on retrouve dans certains groupes occidentaux comme Fugazi ou Neurosis. Mais encore ? Penny Rimbaud (Crass...) a dit d’eux "Lovely ! Great voice. Nice lyrics.". Ils sont aussi parfois décrits comme Post Hard-Core, Noise ... mais pas seulement. Car NAIFU, c’est d’abord une tension contenue, une rage étouffée, avec une voix féminine à fleur de peau dans la lignée de Blonde Redhead. Mélangeant sucré, salé, douceur et violence, cette voix et cette musique suscitent un sentiment de décalage insécurisant, mais ô combien fascinant.

http://www.myspace.com/thenaifu
http://naifu.free.fr/

25.07 > 20:00


They Shoot Horses, Don’t They ?

On achève bien les chevaux

Sydney Pollack, 1969, 35mm, vo st fr, 120'

C’est la crise, alors dansons ! N’est-ce pas excitant ? L’histoire se déroule dans les années 1930, lors d’un marathon de danse où les plus démunis dansent enlacés jusqu’au finish, pour gagner la prime ou se faire connaitre d’un producteur. Le public vient admirer la misère, vient l’applaudir : "Regardez comme ils sont vaillants ! Avez-vous remarqué la souplesse de leurs genoux ? Le spectacle est fascinant !". Dans ce film, Sydney Pollack nous invite à une critique cynique de la société, opposant l’animalité des rapports humains à leur beauté profonde, confrontant l’absurdité de la vie avec le sens donné par chacun à son existence. Nous sommes baignés dans un show plus vrai que nature. Le marathon est mis en musique pour plaire aux spectateurs, afin qu’ils consomment et dépensent leur argent. Le show doit continuer à tout prix, les yeux curieux doivent comprendre que certains sont moins bien lotis et accepter leur propre vie, le tout orchestré par un animateur à la fois complice et victime. Le carrousel est infernal, et la vie n’y vaut pas plus qu’une marchandise et puis, finalement... on achève bien les chevaux, n’est-ce pas ? Un film conservant aujourd’hui toute sa pertinence.

25.07 > 22:00


squelettes/rubrique-3.html
lang: fr
id_rubrique: 1238
prog: 1236
pos: aval