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Week-end #1 (01 & 02.08)

*Cette année, le PleinOPENair passe le canal et plante son écran sur le site de la gare de l’Ouest, friche de plus de 13 hectares, bien souvent méconnue des Bruxellois. Ces derniers mois, les médias nous en parlent de plus en plus mais avant tout comme un nouveau noeud de circulation, le royaume de l’intermodalité. En effet, l’arrivée prochaine d’une halte RER ainsi que le bouclage du métro permettront une desserte en transport en commun plus développée que la station Arts-Loi. Il s’agira du pôle de communication le plus important de la Région bruxelloise.
Mais que sait-on des quartiers riverains et des habitants qui y vivent ?
Située au coeur de Molenbeek, la zone constitue une déchirure symbolique et physique séparant ce que certains nomment le "Molenbeek historique" du "nouveau Molenbeek". Cette transition entre les "deux Molenbeek" n’est pas aussi nette que ce que certains laissent entendre, les quartiers populaires se jouant des tracés des voies ferroviaires. On est là dans une zone bigarrée où les barres de logement sociaux côtoient volontiers les maisons ouvrières et anciens entrepôts rappelant le passé industriel de la commune. "Oui mais, ça branle dans le manche, les mauvais jours finiront"... le quartier est en pleine rénovation : contrats de quartier en vrac, zone d’intervention du Plan Régional de Développement (PRD), du Plan de Développement International (PDI)... tout ça pour le "bonheur" des plus démunis.
Aussi, en tant que Zone d’intérêt régional (ZIR), un plan d’aménagement (en cours de finalisation) appelé schéma directeur prévoit que sur les 13 hectares appartenant à la SNCB devraient s’installer de nouvelles barres de logement (entre 3 et 11 étages), environ 27.000m2 de bureaux, un hectare d’espace vert et des murs anti-bruit sur près de 900 mètres de long... Bref de quoi relier les deux Molenbeek, ne trouvez-vous pas ? Quoiqu’il en soit la SNCB garde les cartes en main et pourrait freiner le projet pour faire monter le prix du foncier. Mais soyez sans craintes, les habitants ont été consultés et la Région veille au grain...*

Voir le film

— Rue Edmond Bonehill et rue Pierre Van Humbeek, en face de la gare de l’Ouest (Molenbeek).

° Metro : 1B - Gare de l’Ouest / Weststation
° Bus : 20, 85, 88
° Tram : 82, 83 (après / na 20:00), 89 - Duchesse de Brabant / Hertogin van Brabant
° Bus de nuit / nachtbussen :
N14 - dir. / richt. Machtens (dernier / laatste > 03:07)
N14 - dir. / richt. De Brouckère (dernier / laatste > 02:36)
N66 - dir. / richt. Midi / Zuid (dernier / laatste > 03:58)
N99 - dir. / richt. Midi / Zuid via Dailly (dernier / laatste > 02:48)

01.08 > 19:00 + 02.08 > 17:00


Avant de venir voir le film du samedi soir, une occasion de se balader dans les alentours de la gare de l’Ouest. Avec deux habitants qui s’improviseront guides de leur quartier, pour vous le présenter tel qu’il est aujourd’hui et tel que le projettent les plans d’urbanisme en cours d’élaboration.

02.08 > 17:00


Kel-Assouf est un mot tamachek (la langue touarègue) signifiant "fils du désert", mais également "fils de l’infini", ou même "fils de la solitude". C’est aussi un groupe formé à Bruxelles d’artistes venus d’Afrique et d’Europe. Les compositions s’inspirent essentiellement du répertoire traditionnel Touareg, mais sont enrichies par les influences de chaque musicien, des intonations rock ou reggae, mais surtout blues, cousin de cette musique saharienne et apporté sur le continent américain du temps de l’esclavage.
Anana Harouna, fondateur et chanteur du groupe, est originaire du Niger. À 12 ans, il connaît, avec sa famille, l’exil politique vers la Libye. Et à 17 ans, il se retrouve entre vie et mort dans une rébellion. La découverte de la guitare sera alors pour lui un moyen de revendiquer ses droits sans verser de sang. Ses chansons parlent de sa culture de l’exil, de la liberté, de l’amour et de la paix pour tous les peuples. La musique de Kel Assouf est une musique pour "faire danser les coeurs". Une belle façon de montrer l’interculturalité de Bruxelles, une autre forme de "développement international". Ils prolongeront leur concert après les projections.

http://www.myspace.com/amazightouareg

01.08 > 20:00 + 01.08 > 24:00


Tekkon Kinkreet

Amer béton

Michael Arias, 2007, 35mn, vo st fr & ang, 111'

C’est l’histoire de Kuro (noir) et Shiro (blanc). Deux orphelins qui vivent dans la rue et tiennent tête aux malfrats et aux Yakuza. Deux frères aux forces opposées qui s’équilibrent naturellement : Shiro, l’innocent, tempère la violence de Kuro. L’un veille sur l’autre garantissant leur survie au quotidien. Surnommés "les chats", ils règnent sur les quartiers depuis la hauteur des toits.
C’est l’histoire d’une ville vivante, grouillante, presque organique, dont on découvre les coulisses, les allées sombres et les habitants des banlieues miteuses aux petites vies sans éclat. Une ville nipponne d’aujourd’hui qui s’appelle Takara (trésor) et que les deux frères protègent. Tout bascule le jour où un puissant promoteur immobilier décide d’éliminer Shiro et Kuro pour faire de Takara un parc d’attractions. Tiraillés entre leurs démons intérieurs et la peur de voir leur ville disparaître, les chats luttent pour que Takara ne s’efface pas derrière des façades de béton et de verre des complexes modernes et des immeubles sans âme...
Une animation en hommage à la ville, quelle qu’elle soit, même la plus misérable, car on y trouve toujours de quoi faire pousser des rêves.

01.08 > 21:45


Depuis des années et avec la même fraîcheur, René Binamé joue sur toutes les scènes, que ce soit dans les caves d’un squat, sur le pont d’un camion lors d’une manifestation, dans une salle paroissiale, sous un chapiteau ou sous les étoiles. Le groupe distille des mélodies fluettes sur des murs de guitares, et des guitares guillerettes sur des haies de mélodies, en chantonnant en français mais parfois aussi en flamand, wallon ou anglais. Ils nous entraînent dans d’entêtants pogos langoureux, tendres et chaloupés, où le sens de la vie se trouverait plutôt sur une plage que dans le coffre d’une banque...
Au début, c’était notre grand frère ou grande sœur punk qui nous refilait sa cassette des Binam’. 15 ans plus tard, le temps payé ne revenant toujours plus, ils sont bien souvent devenus parents et refilent le dernier CD des Binamé à leur rejeton. René Binamé jouera cette fois pour tous les bambinos (de toutes tailles) avec toujours leurs mêmes chansons mais en version "tout doux, tout doux le son", adaptée aux petites oreilles pas encore habituées aux déluges de décibels. Du coup, le jeu s’adapte et les morceaux vivent une autre vie. Alors, comme dit la chanson : "Une chanson ! Une chanson ! Une chanson !..."

http://www.aredje.net/

02.08 > 18:00


Roger Hebbelinck & Ernest Salu, 1957, 16mm, vo fr , 31'

Artiste peintre, graveur et imprimeur, Roger Hebbelinck s’est découvert dans les années cinquante une passion pour le cinéma. Il a ainsi tourné plusieurs documentaires, dont ce film sur la construction de l’Atomium, réalisé avec Ernest Salu. Pendant deux ans, les deux hommes ont suivi ce chantier hors du commun où, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige, les ouvriers travaillaient à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, en équilibre sur des poutres métalliques, parfois sans protection. Un document très rare pour découvrir l’Atomium comme on ne l’avait jamais vu.

02.08 > 21:30


Ken Loach, 1991, 35mm, vo st fr & nl, 94'

L’histoire d’un jeune écossais, Stevie, fraîchement sorti de prison, qui s’en va chercher du travail à Londres où il se fait embaucher comme manoeuvre sur des chantiers. Il s’intègre à une petite équipe d’ouvriers du bâtiment, venus d’horizons et d’ethnies différents, qui travaillent dans des conditions précaires et dangereuses. Margaret Thatcher est leur tête de turc. Ils pratiquent l’auto-défense, pour se protéger des conditions de travail dangereuses et résister aux harcèlements de petits chefs hargneux. Ils installent Stevie dans un squat et l’initient à leurs pratiques et petites combines, qui lui permettront d’affronter la dureté et les aléas de la vie dans les quartiers populaires de Londres.
Ken Loach dresse le portrait de ces travailleurs aux accents prolétaires en s’appuyant sur des comédiens doués mais aussi sur de purs amateurs qui donnent des visages plus que réels à ses personnages.
Même si son scénario se déploie sur fond de drame et de révolte, "Riff Raff" est un film tendre et drôle. Tout en restant dans le registre de la critique sociale, Ken Loach signe ici un film sarcastique, s’attaquant à un genre peu habituel dans sa filmographie : la comédie.

02.08 > 22:00


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