prog: 1065
squelettes/rubrique-3.html

Jack Hill

Tout comme Francis Ford Coppola, Jack Hill a commencé sa carrière sur le set de "The Terror" de Roger Coman en 1963. En tant que réalisateur-scénariste de cinéma B, il est devenu l’un des fondateurs du grindhouse et de la blaxploitation. Durant sa carrière, il a lancé des stars cultes comme Pam Grier et Sid Haig, et aura influencé nombre de cinéastes contemporains comme Quentin Tarantino. C’est avec joie qu’Offscreen acceuille Jack Hill en personne pour présenter quelques unes de ses oeuvres, tant au Nova qu’au Musée du cinéma (où seront montrés les célèbres "Coffy" et "Foxy Brown" le vendredi 29 février, respectivement à 20h15 et 22h15).



Jack Hill, 1975, 35mm, vo ang , 91'

Des nanas costaudes en blousons de cuir terrorisent la ville dans le classique grindhouse "Switchblade Sisters". Lace est la meneuse incontestée du gang The Dagger Debs, le pendant féminin des Silver Daggers. Jusqu’à ce qu’elle trouve une rivale en Maggie, une nouvelle recrue. Dans une baraque à hamburgers, la confrontation entre elles dégénère violemment. Le film vire ensuite au genre "women in prison" (cf "The Big Doll House"). En cellule, les voici sous l’emprise d’une virago hargneuse, Moms Smackley. Novice, Maggie bénéficie d’une libération anticipée. Elle drague le petit ami de Lace, le meneur des Silver Daggers…
Un film d’exploitation de gangs de filles — satirique et kitsch avec ses combats de rue, catfights, guérillas urbaines black et des tonnes de nanas sexy avec des M-16. Il n’est dès lors pas surprenant que l’on doive à Quentin Tarantino une ressortie en salle de ce classique grindhouse au cours de sa brève aventure de distributeur avec la Rolling Thunder Pictures. Le caméraman de ce film n’est autre que Tak Fujimoto qui signa notamment par la suite la photographie de "Silence of The Lambs" et "The Sixth Sense".

28.02 > 20:00


Jack Hill, 1969, 35mm, vo ang , 92'

"Pit Stop" dépeint les "Figure Eight shows", une nouvelle combinaison extrême et spectaculaire de "demolition derby’s" et "buggyraces". Quand Rick Bowman se lance contre son concurrent téméraire Hawk (Sid Haig), la compétition atteint son paroxysme sur les pistes. Mais ce n’est pas tant l’histoire, mais son style éblouissant qui rend "Pit Stop" tellement inoubliable. "Days of Thunder" semble bien fade en regard de ce film référence. Soyez attentif à Ellen McRae, la jolie jeune femme qui changera par la suite son nom en Ellen Burstyn.
Cette équipée enragée boostée par l’obsession américaine de la vitesse et des voitures est une hallucinante réflexion anti-héroïque sur l’American Dream. Avec sa magnifique photographie en noir et blanc, c’est le chef d’oeuvre absolu de Hill. C’est toutefois à cause de ce noir et blanc que les cinémas refusèrent le film à l’époque. Une occasion unique d’admirer cette perle rare sur grand écran.

28.02 > 22:00


Jack Hill, 1964, 35mm, vo ang , 81'

Ce classique freak influent raconte l’histoire de la famille Merrye, recluse de ce monde car en proie à une tare génétique rare. Celle-ci les fait régresser dans des cruautés perverses et les pousse au cannibalisme. Quand leur oncle et tante trendy venus de la grande ville leur rendent visite, attirés par la fortune familiale, un choc frontal et sanglant des civilisations est inéluctable.
Avec le légendaire Lon Chaney dans l’un de ses derniers et meilleurs rôles, ce chef d’œuvre reste inégalé et largement en avance sur son époque. Connu aussi sous le nom de "The Maddest Story Ever Told", ce film freak est truffé d’humour diabolique, de dialogues acides et de nombreux clins d’œil à d’autres films d’horreur de cette période. Indispensable pour les amateurs de cinéma de minuit authentique.

Précédé d’un performance de Mademoiselle Jean

01.03 > 22:00


Jack Hill, 1971, 35mm, vo ang , 95'

Un petit groupe de détenues planifie une évasion. Mais il y a une moucharde parmi elles — jouée par Pam Grier. En échange de drogue pour sa maîtresse lesbienne, elle informe les surveillants et la méchante directrice Ms. Dietrich. Grâce à la complicité du gardien Sid Haig, les filles réussissent malgré tout à s’échapper, non sans violence et effusion de sang.
Avec ce film, Jack Hill initia le sous-genre "women in prison" avec tous ses ingrédients : scènes de viol, lesbiennes garces, monologues hystériques, bagarres et scène de nus sous la douche. Et en prime, un mémorable combat de boue entre Pam Grier et Roberta Collins !

01.03 > 24:00


squelettes/rubrique-3.html
lang: fr
id_rubrique: 1069
prog: 1065
pos: aval