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Nocturnes

On continue comme prévu notre petit focus sur les rednecks... Ces habitants du sud des Etats-Unis, que l’on aperçoit souvent en salopette, sale de préférence. Ils écoutent du bluegrass ou du rock sudiste, et aiment bien la mécanique. Ils sont parfois à la télé comme dans "Duke of hazard" ("Shériff, fais moi peur !" en français).
Ce mois-ci, "Massacre à la Tronçonneuse", un survival horreur hyper connu et surtout très réussi : Leatherface au Nova, inratable. Et une perle des 70’s, "Poor pretty Eddie", plus décalé, mais bien cauchemardesque, avec cette touche de glauque qui fait la différence. On explore ici un point important du film de rednecks : il ne faut pas venir les déranger dans leur habitat. Ceci est une règle absolue du film de rednecks, que pour notre plus grand plaisir plusieurs personages ont décidé de transgresser...



The Texas Chainsaw Massacre

Massacre à la tronçonneuse

Tobe Hooper, 1974, 35mm, vo st fr & nl, 83'

Doit-on encore présenter le chef d’oeuvre de Tobe Hooper ? On ne pouvait se priver de le montrer au sein de cette thématique redneck. Vous le savez peut-être, il s’agit du film quasi parfait : soin de la photo, bande-son pertinente et flippante, aucun souci de politiquement correct, efficacité maximale... Bref, ce film n’usurpe pas la place qu’on lui prête régulièrement dans l’histoire du cinéma. L’originalité des personnages, les longues scènes d’extérieur, les mouvements de caméra, même s’ils furent déclinés dans grands nombre de navets, gardent ici une pertinence excitante et jouissive. Celui-ci est le vrai, le seul, loin devant les "remakes" poussifs et suites navrantes qui ont affaiblit l’idée de départ.

09.11 > 22:00 + 23.11 > 24:00


Chris Robinson & David Worth, 1975, 35mm, vo , 92'

Sans doute peu d’entre-vous ont entendu parler de cette petite perle 70’s. Et pourtant... Ce film se trouve à mi-chemin entre l’horrible et le sordide. Une charmante chanteuse afro-américaine, plutôt fière de sa condition, part seule en vacances au volant de sa voiture. Pas de chance, le véhicule ne tient pas ses promesses et la panne est au rendez-vous. L’arrêt forcé se fait aux abords d’une taverne tenue par une vieille artiste de cabaret, accompagnée de son jeune amant Eddie, un redneck. Shelley Winters en vieille alcoolique a l’air de ne pas avoir lâché son verre depuis "Lolita", et est ici bien loin de "Winchester 73" et de "La nuit du chasseur". L’ambiance redneck est à son comble, assurée par une vieille casse de voiture, un bar miteux et un garagiste inquiétant. Les flics lourdauds et racistes ne vous laisseront pas indifférents, ainsi que la tension sexuelle crasse et la mise en scène au cordeau. Un film à la croisée des genres. Mais lesquels ? Vous verrez bien !

09.11 > 24:00 + 23.11 > 22:00


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lang: fr
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prog: 1014
pos: aval