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Cineketje

Cineketje et trois autres organisations culturelles bruxelloises, Cinéclub (Bains Connective), Cinékadé (GC Ten Weyngaert), Ciné-Everna (GC Everna), ont rassemblé leurs énergies pour mettre en avant leur activité cinématographique destinée au jeune public. Chacun a choisi ses propres films et ateliers, selon ses préférences, son fonctionnement et ses possibilités techniques ou financières. Films de jadis qui réveillent nos souvenirs ou classiques que l’on n’a pas encore vus, nouvelles productions qui n’ont jamais été diffusées ou films réalisés par les enfants eux-mêmes,... tous les genres et styles trouvent leur place dans ce festival. Mais tous ont ceci en commun : la ville les inspire. La ville telle qu’elle va, ou telle qu’elle vole. Ou encore telle qu’on la survole. Regard de haut sur la ville, à la fois impliqué... Un mélange d’impressions urbaines et d’images poétiques, symboliques comme ces cerf-volants venus du bout du monde, un chat qui s’émerveille, un rat des villes en goguette à la campagne, une rose solitaire qui apprend à voler avec d’autres roses, une fille en quête du métro d’une métropole fabuleuse... Tels sont quelques-uns des thèmes à découvrir dans les films proposés.

Info : www.filemon.be



Live Soundtrack

Courts métrages de Starevitch

Ciné-concert

Ladislas Starevitch, 1926, 35mm, live, , 42'

Cineketje entame le festival avec un ciné-concert de films du pionnier de l’animation russe, Ladislas Starevitch, accompagnés par les musiciens de l’ensemble bruxellois Neven. Ce programme de trois courts métrages est proposé par la petite-fille du maître russe, qui nous a confié des copies 35mm uniques. Starevitch, qui à partir de 1920 vit dans la région parisienne, est surtout connu pour ses deux longs métrages, "Le roman de Renard" et "Les contes de l’Horloge magique", bien que l’essentiel de son oeuvre soit composée de courts métrages, qui mêlent marionnettes et acteurs réels. Ces petits films témoignent de son sens aigu de l’animation et d’une grande inventivité dans l’habillage des marionnettes : jamais encore on ne vit des poupées si déglinguées animées d’une telle vie !
Peter Clasen et son groupe Neven, des habitués du Nova, ont été sollicités par nos soins pour accompagner ces petits chef-d’oeuvres sur le plan musical. Un travail d’orfèvre réalisé par Peter (live electronics) avec les autres membres du groupe, Tariq (basse) et Béatrice (flûte), qui viendra soutenir la bande-son déjà existante des films. Ils nous ont promis une expérience unique, une performance totale, qui allie musique, déguisement et souci du décor, dans l’esprit artisanal qui animait déjà le pionnier de l’animation.
"Le rat des villes et le rat des champs" (1926) nous narre les aventures d’un rat des champs qui quitte sa campagne pour visiter son neveu en ville. On poursuivra avec "Fétiche Mascotte" (1933), où des animaux en peluche prennent vie par les larmes d’une mère accablée par le sort de sa fille gravement malade. La peluche Fétiche va tout tenter pour exaucer les voeux de cette petite mère. L’aventure dans la grande ville peut commencer. Dans "Un dimanche de Gazouilli" (1955), inédit en dévédé, le petit héros s’en va, accompagné de son père, pour un pique-nique à la campagne. Il s’y fera plein de nouveaux amis : un lapin, une tortue, une grenouille, et bien d’autres. Ensemble, ils se retrouvent autour d’une table bien garnie...

27.10 > 11:00


Si tu rêves de voir tes dessins se promener sur un écran de cinéma, viens nous rejoindre à l’atelier Cineketje pour réaliser un dessin animé. D’abord, tu dessines sur quelques feuilles de papier pour en faire un carnet... et déjà tu peux voir tes dessins qui bougent. Ensuite, tu photographies les dessins avec une caméra et puis on développe ensemble la pellicule dans une chambre noire... Ici, tu vois apparaître les images sur le film. Un peu plus tard dans la salle de cinéma tu découvres enfin tes dessins qui se mettent à bouger sur l’écran.
Cet atelier est accompagné par Eric Dederen, notre spécialiste des techniques d’animation des origines, comme le zootrope, taumatrope et la caméra 16mm.
A partir de 7 ans. Réservation obligatoire.
cineketjes@nova-cinema.org ou 0474 532 247 (Hilde)

27.10 > 13:30


Roger Pigaut & Wang Kia Yi, 1958, 35mm, vo fr , 80'

Dans un Montmartre encore sans voitures ni touristes, Pierrot, Nicole et Bébert, des gamins du quartier, découvrent un magnifique cerf-volant chinois échoué dans un arbre. A l’intérieur, une lettre qu’un petit Chinois leur a écrite, et qu’un antiquaire chinois leur a traduite, les décident à partir en Chine à la rencontre de leur nouvel ami. Souen Wou Kong, le roi des singes, personnage représenté sur le cerf-volant, va aider Pierrot et sa soeur Nicole à élargir les frontières de leur imaginaire. "Le cerf volant du bout du monde", première coproduction cinématographique franco-chinoise, s’inscrit avec bonheur dans un veine poétique, que viennent soutenir le jeu des petits comédiens, la tignasse rousse de la petite Nicole et la très belle photo de Henri Alekan. Voyage initiatique vers une autre culture, un autre monde, le film de Roger Pigaut et Wang Kia Yi est un bel hymne à l’amitié entre les peuples et à une meilleure compréhension entre des cultures fort différentes. A la sortie du film, le critique Georges Sadoul le salua en ces termes : "Et il passionne aussi les adultes, en leur donnant à découvrir la plus grande partie du monde, la plus peuplée, la plus mal connue et la plus attirante". Il s’en dégage un air de « Si tous les gars du monde voulaient se donner la main », qui par les temps qui courent n’est pas, loin s’en faut, à dédaigner. Un film qui, de surcroît, a le double mérite de bien "coller" au thème "voler en ville", et de décoller en direction du programme du mois de novembre, qui fera étape en Chine.

+ La Rose

Francois Roux, 2003, video, sans dial, , 8'

Le film sera précédé par ce court métrage d’animation poétique, l’histoire d’une rose solitaire dans un appartement, qui cherche à s’envoler dans la ville avec des compagnes de son espèce...

28.10 > 11:00


Louis Malle, 1960, 35mn, vo st nl, 92'

Zazie, une gamine espiègle, vient à Paris chez son oncle. Il lui fait visiter la ville, mais elle n’a qu’une idée en tête : prendre le métro... Hélas, il est en grève. Pendant quarante-huit heures, elle sera guidée dans la cité de la Tour Eiffel par son tonton travesti (Philippe Noiret), qui gagne sa croûte dans le cabaret du coin. Les rencontres avec une faune locale excentrique très "sixties" vont alors s’enchaîner... En adaptant "Zazie dans le métro", Louis Malle a voulu transcrire à l’écran le style de Raymond Queneau. Il en résulte un film au comique dévastateur, au rythme échevelé, où chaque situation est poussée jusqu’à l’absurde, et qui utilise avec truculence tous les procédés du burlesque. Sorte d’Alice au pays des adultes, Zazie n’est ni une petite fille modèle, ni un bon petit diable. Elle ne s’en laisse pas compter, questionne les grands et exige des réponses. Un film qui plaira toujours, et pas seulement aux enfants.
A partir de huit ans.
Ce film sera montré dans le cadre du festival "Pink Screens". Après le film, les enfants et les adultes sont les bienvenus pour découvrir quelques livres autour d’un thème universel : amour et identité.

28.10 > 14:00


Keqin Zhou, 1980-1988, 35mm, sans dial, , 55'

Pour conclure ce programme chinois, Cineketje présente une compilation de courts métrages réalisés par des cinéastes du Studio d’Art de Shangaï. Ces cinq films d’animation, principalement musicaux, sans dialogues et accessibles aux enfants à partir de trois ans, sont inspirés par des vieilles légendes chinoises et utilisent des techniques traditionnelles, aquarelle, lavis, calligraphie. Par une belle nuit claire, après avoir décidé de grimper les uns sur les autres, "Les singes qui veulent attraper la lune" constatent bien vite qu’ils ne parviendront pas à l’atteindre. C’est alors que l’un d’entre eux, voyant le reflet de l’astre de la nuit au fond d’un puits, persuade ses amis de la capturer à la surface de l’eau ! Des ambitions que ne partagent pas forcément "L’aigrette et l’huître", ni "La mante religieuse", dans deux films de l’aquarelliste Hu Jinquing. Pour "Les tétards à la recherche de leur maman", on sait bien où on va : une voix off en français nous le rappelle - qui pour l’occasion sera traduite en "live" par une de nos charmantes hôtesses. La série se terminera avec "Les trois moines", ironiquement basé sur un proverbe chinois : "Un moine seul porte deux seaux d’eau, deux moines portent un seul seau et quand ils sont trois, ils manquent d’eau..."

25.11 > 15:00


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prog: 1014
pos: aval