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Nocturnes

Seulement trois films pour un cycle de nocturnes Hard Rock ? Voilà qui est bien court... surtout que dans le milieu on est prompt à quelques crépages de chignons quand il s’agit de se mettre d’accord sur la signification de cette étiquette. Entre Heavy Metal, Glam Rock ou Trash Metal, pour une fois on ne fera pas de chichis.
Après l’excitation préliminaire d’un "spécial Hard Rock", on s’est vite aperçus que depuis sa naissance dans les années ’60 ce genre musical n’a une présence que limitée, voire quasiment nulle, dans le cinéma ! Hormis une poignée de films qui généralement ne lésinent pas sur la lourdeur et qui n’ont de "hard" que leur titre , il y a quand même quelques raretés à l’humour cinglant (mention spéciale pour Kiss qui ne faisait pas consciemment un film comique), à l’esprit sauvage et à la BO tonitruante. Parmi celles-ci, le Nova a sélectionné trois titres pour ces nocturnes de mai et juin qui se termineront par une soirée digne de ce nom. Presque mieux qu’une course à moto sans casque entre Philippeville et Fleurus... hard, quoi.



Rob Reiner, 1984, 35mm, vo st fr, 82'

1982, Philadelphie, les lumières se lèvent brutalement sur le public en délire... les bras tendus vers la scène, hurlant à l’unisson. Une tête du diable en papier maché suspendue au dessus d’une batterie "Orange London" de 1968 vomi des flammes jaunes sur les premiers rangs. La tension monte de façon exponentielle quand la guitare de Nigel Tufnel déchire la foule et lance le début d’un show magique qui changera pour toujours ceux qui y ont assisté. Bloqués sur 11, les amplis des Spinal Tap (célèbre groupe hard anglais que l’on n’ose plus présenter) sont prêts à répandre aux Etats-unis leur légendaire univers sonore. Ils ont attendu ce précieux moment pour sortir leur nouveau 33 tours "Smell the Glove", un cadeau pour les américains qui risque de bousculer les poncifs du genre...
C’est au travers de la caméra du documentariste Marty Dibergi que l’on se glisse dans le quotidien du groupe tout au long de cette tournée mémorable. Un regard vrai qui nous transporte de scènes en back stage, jusque dans leurs moments d’intimité sans jamais se sentir voyeur. Peut-être "le" témoignage dans lequel on retrouve une génération d’artistes du hard rock auquels ce genre de document fait tellement défaut. Mais Marty Dibergi est-il vraiment cinéaste ? Et Spinal Tap jouent-ils réellement de la musique ?...

18.05 > 22:00 + 01.06 > 24:00


Gerald Potterton, 1981, video, vo , 90'

Heavy Metal, ce film d’animation l’est déjà par la liste impressionnante de groupes métal que l’on retrouve en vrac dans la bande son : Black Sabbath, Blue Oyster Cult, Cheap Trick, Devo, Donald Fagen, Don Felder, Grand Funk Railroad, Sammy Hagar, Journey, Nazareth...
Inspiré de la célèbre bande dessinée française lancée par Dionnet, Moebius et Druillet dans les années 70, "Métal hurlant", "Heavy Metal" est l’adaptation animée de l’équivalent américain de cette bédé.
Le principe de base est respecté : une série d’histoires réalisées par un ensemble de dessinateurs aux univers et aux styles différents, où l’on retrouve notamment Richard Corben (à qui l’on doit le fameux "Den"), Angus Mckie, Dan O’Bannon, ou encore Thomas Warkentin... Les sketches se succèdent sans vraiment de cohérence, mais avec pour seuls mots d’ordre : sexe (un petit brin machiste, si, si), violence, science-fiction et Loch Nach... Tout commence lorsque cette immonde lueur maléfique débarque sur terre à bord d’un taxi volant pour s’écraser sur le toit d’une maison isolée !

18.05 > 24:00


Gordon Hessler, 1978, video, vo , 96'

Comme une tournée gigantesque et la vente de millions de disques ne suffisaient pas, les membres de Kiss acceptèrent de tourner un film qui les élèverait au rang de super-héros. Ainsi, en 1978 sort "Kiss Meets the Phantom of the Park", téléfilm où le groupe doit combattre les créatures cybernétiques du professeur Devereaux, l’ingénieur d’un parc d’attractions.
Pour renforcer cette idée de super-héros, chaque membre de Kiss possède un talisman magique qui lui donne des pouvoirs. Ace le guerrier de l’espace peut se télétransporter, Peter le chat possède une grande agilité, Gene le démon crache du feu et Paul l’enfant des étoiles émet un rayon laser qui peut contrôler les autres. Nous vous laissons imaginer les effets spéciaux...
Le groupe devra tour à tour se battre contre des singes bioniques, des ninjas fous. Costumés comme à leur habitude et chaussés de talons hypra compensés, ils exécutent doubles saltos et autres acrobaties ! Le groupe devra même combattre le faux groupe Kiss qui a pris sa place sur scène et qui interprète une autre version d’"Hotter than Hell" sous la huée du public (héhé, on ne trompe pas les fans comme ça).
Malgré des réactions positives du public, les membres de Kiss détesteront le film considérant qu’ils y apparaissent comme des bouffons. Plusieurs années après sa sortie, il fut interdit à toute personne travaillant avec le groupe de mentionner le film...

08.06 > 22:00


Pour la fin de cette session Hard Rock, dans la cave du Nova, la chorégraphie va être simple alors pas besoin de trop répéter avant de venir... Il s’agit de balancer la tête d’avant en arrière et d’entamer au bon moment un solo à la guitare avec ce qui vous passe sous la main (la batterie et la basse sont aussi à disposition) et le reste n’est que variation...
Trois grands maîtres de cérémonie ochestreront successivement le bal depuis les platines : Didier et Saïd, DJ’s de l’émission "Mental" sur FM Brussel (106.5) entameront avec un menuet hard core metal bien heavy qui sera suivi par un Sabbath Mater dirigé par Patchouli, grand officier de Rock à Gogo pendant 18 ans à la RTBF.
Même si vous n’aimez pas danser, vous pourrez toujours hocher de la tête dans votre coin, c’est meilleur qu’à la maison...

08.06 > 24:00


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prog: 971
pos: aval