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Edito

Promis à une existence de courte durée (d’où son nom, inspiré des supernovae qui brillent fort mais peu longtemps), le Cinéma Nova vient d’achever sa dixième année d’existence. Gasp, dix ans ! Si on avait dit en 1997 aux parents de cet enfant prématuré qu’il atteindrait cet âge "avancé", ils n’y auraient pas cru un instant.
A l’époque, Bruxelles était certes un belle piste d’atterrissage pour ce genre d’ovni, mais les potentialités dont la ville regorgeait se sont en partie évaporées depuis lors. Les signes sont perceptibles tout autour de nous. Que ce soit le Thalys et ses passagers cravatés remplaçant les trains "normaux" et leurs usagers, les cafés et commerces populaires faisant place aux enseignes "branchées", l’apparition du "city marketing", l’invasion des bureaux, la hausse des loyers etc... Le "standing" de la ville a grimpé. Rue d’Arenberg, également, le contexte a fort changé durant cette décennie et ce n’est pas fini : de nouveaux hôtels de luxe et un casino ouvriront bientôt leurs portes à quelques pas du Nova. Bruxelles court de plus en plus belle derrière son statut de "capitale internationale".

Surnommé à l’origine "cinéma d’urgence", en raison de la rapidité et des conditions de sa naissance (à peine trois mois de gestation), le Nova était un projet précaire. Un pari, fait hors du marché, des règles de la culture institutionnelle et des politiques communautaires imposées à Bruxelles. En raison de ce caractère atypique, les observateurs les moins bienveillants donnaient tout au plus six mois d’existence au projet. Les plus optimistes ne misaient pas au-delà des deux printemps : la salle de la rue d’Arenberg était en effet censée être attribuée au Nova pour un maximum de deux années.
Quatre changements de propriétaires et un certain nombre d’élections (communales, régionales, fédérales, communautaires) plus tard, la "niche" Nova est toujours là. Son équipe s’étant sans cesse renouvellée et toujours en cultivant la nature collective, "bi/co/inter-communautaire" et non salariée du projet. Ni résigné, ni mommifié, voici le Nova à "l’âge de raison" tout en ayant conservé sa part d’insouciance... Bref, en bonne santé, quoi !

Pour fêter ça, le Nova organise une longue cérémonie (dix semaines), en plusieurs temps, où il convie ses usagers, anciens et nouveaux, fidèles ou non, amis ou ennemis de toujours, sans oublier toutes celles et ceux qui n’ont encore jamais trouvé l’occasion de franchir la porte du Nova.
Un peu d’auto-célébration n’a jamais fait de mal à personne ! D’autant que cet anniversaire ne sera pas le prétexte d’une rétrospective, mais l’occasion d’un parcours éclectique s’arrêtant sur certains des cinéastes, films, musiciens, collectifs qui ont marqué le Nova.
Impossible de résumer ces dix années de découvertes, de rencontres, de galères, de pérégrinations artistiques et politiques à travers le monde. Et pas question de composer un "Best of" de la grosse centaine de programmations (92 programmes) qui ont jalonné cet itinéraire. Voici donc la première partie d’une proposition qui met l’accent sur des oeuvres nouvelles ou inédites, laisse la place à diverses surprises et a pour seul objectif de se faire plaisir. On n’a pas tous les jours dix ans.



En 2002, pour ses 5 ans, le Nova organisait un anniversaire de 5 jours... En 2007 : 10 ans, 10 semaines de programmation !
Le programme que vous avez sous vous yeux n’en est que le premier volet. Un second programme sortira fin janvier pour détailler la seconde partie de cette programmation.
Du jeudi 15 février au dimanche 18 mars, la programmation continuera de plus belle. Avec, par exemple, la présence du cinéaste israélien Avi Mograbi, une soirée sur le thème des patrons, ou encore une rencontre entre les cinéastes René Vautier (France) et Paul Meyer (Belgique), ainsi que des scénaristes et dessinateurs de bande dessinée ayant chacun à leur mani ère illustré ou adapté des films de ces deux grands messieurs. Parmi les événements musicaux, on peut déjà annoncer un concert commun d’Eugène Chadbourne et de Kevin Blechdom (USA), la venue de René Binamé & ses roues de secours (ils n’avaient encore jamais joué au Nova !), ainsi qu’un Live Soundtrack de Ludo Mich & Joyous Cosmology...

Notez déjà ces quelques dates :

*Eugène Chadbourne + Kevin Blechdom > 17.02
Avi Mograbi > 18.02
Soirée Misha Moon > 01.03
Soirée "patrons" (suivie d’un concert de René Binamé) > 03.03
René Vautier + Kris / Paul Meyer + Merkeke > 16 & 17.03*



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