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Pollutions insidieuses

Lorsqu’une baignoire déborde, le bon sens voudrait que l’on commence par fermer les robinets. Pourtant, on trouvera normal d’éponger le sol ou de mettre au point des serpillières en fibres biodégradables, surtout s’il est rentable de laisser couler l’eau. Nous vivons une ère de fuite en avant technologique et les nuisances sont perpétuellement vues sous l’angle de la gestion. Ainsi, trop souvent les mesures "écologiques" ne visent nullement à enrayer la pollution. L’Environnement, par contre, sert souvent de justification pour étendre le contrôle à coups de normes environnementales, pour créer de nouveaux secteurs de l’économie (on appelle cela développement durable) et enfin, pour culpabiliser le consom’acteur, pour concerner l’éco-citoyen, bref pour canaliser les inquiétudes. Tout semble fait, en somme, pour détourner l’attention des véritables mécanismes de production des nuisances. Lors de cette soirée, nous aborderons trois types différents de pollution, qui ont comme caractéristique commune de se répandre insidieusement : les molécules pesticides, les ondes des téléphones portables et les microparticules des combustions industrielles. Dans tous ces cas, des gens s’interrogent, enquêtent et réagissent afin de préserver leur cadre de vie. Ces interrogations favorisent une appropriation sociale de questions techniques trop souvent laissées entre les mains d’experts scientifiques et/ou de technocrates.

Débat à 20h30 avec ea :
Paul Lannoye (GRAPPE)
Aleksandra Kordecka (Friends Of the Earth)
Benoit Dupret (apiculteur)
Jeanine Kievits (IEW)
Benjamin Hennot (riverain de CCB)
Sezin Topcu (Fondation Sciences Citoyennes)

Nature & Progrès Belgique > http://www.natpro.be
Groupe de Réflexion et d’Action Pour une Politique Ecologique >
http://www.grappebelgique.be
Friends of the Earth Europe > http://www.foeeurope.org / IEW > http://www.iewonline.be
Telslabel coordination > http://www.teslabel.be / Robin des toits > http://robindestoits.org

17.12 > 18:00


Nikolaus Geyrhalter, 1999, 35mm, vo st ang, 97'

Pripyat était la ville dans laquelle la plupart des travailleurs de Tchernobyl vivaient, près de 50.000 personnes y habitaient. Située au cœur de "la zone", périmètre de 30 km de diamètre déclaré contaminé et inhabitable, Pripyat est aujourd’hui une ville fantôme. Nikolaus Geyrhalter franchit les barbelés et les postes de contrôle militaires qui arrêtent officiellement les radiations et nous propose une visite surréaliste de cette zone, où seuls les scientifiques et les travailleurs de la centrale remise en fonction sont autorisés à rentrer et sortir. Malgré tout, des gens vivent encore dans le périmètre interdit, isolés et oubliés, ils sont pour la plupart revenus après avoir été évacués, retrouver ce qui peut rester de leur vie d’avant la catastrophe. D’autres voudraient partir mais attendent toujours que les promesses de relogement soient tenues par les autorités. Tout au long du film, la population de "la zone" évoque sa vision de la vie, ou plutôt de la survie, dans ces paysages morts qui cachent un danger imperceptible. Leurs témoignages laissent transparaître l’absurdité et l’inefficacité de la gestion de la catastrophe, l’hypocrisie ambiante et l’autoritarisme qui lui est forcement lié.

+ Retour d’expérience

Groupe Louise Becquerel, 2005, video, vo , 5'

Tract vidéo relatant une action contre la nucléocratie lors d’un séminaire européen du projet SAGE. Le nucléaire c’est beau, c’est propre, c’est comme un miracle énergétique, ça crée de l’emploi, de l’argent et c’est sûr. Enfin il paraît, mais tout le monde n’est pas d’accord. Bizarre. Le monde de la langue de bois est servi par un autoritarisme nécessaire, on rassure le citoyen à coups de simulations de gestion de catastrophe, encadrées par l’armée, on s’est déjà fait à l’idée qu’une catastrophe arrivera. Si Tchernobyl avait été Three Mile Island (USA) ou très récemment Forsmark (Suède), il est certain que les regards seraient différents. Rassurons-nous, ça viendra. Sur ce point au moins tout le monde est d’accord.

08.12 > 20:00 + 17.12 > 18:05


Yves Elie & Renée Garaud, 2003, video, vo , 55'

Depuis quelques années, les apiculteurs ont constaté une surmortalité importante dans les ruchers et mettent en cause une nouvelle génération d’insecticides introduits peu de temps avant dans les régions touchées. A quel point les "dommages collatéraux" de l’agriculture moderne sont-ils en train de détruire la nature ? Les apiculteurs, victimes secondaires de ce massacre, découvriront progressivement les lacunes révoltantes de l’administration en matière de régulation et gestion des produits toxiques. Un réseau de lutte se crée et s’informe. Les Pays-Bas et la France suspendront l’autorisation de plusieurs insecticides incriminés tandis que la Belgique choisi d’attendre les résultats d’une étude sur les facteurs de mortalité des abeilles. En attendant, elles meurent.

+ CCB - Une mauvaise idée

Réalisation collective des riverains de Gaurain, J-P. Winberg, F. Neerdaels, 2004, video, vo , 26'

Un groupe de riverains d’une cimenterie géante s’empare de ce dispositif appelé "émission communautaire" (dans ce cas sur NoTélé) pour exprimer ses inquiétudes à l’égard d’un projet d’incinération de déchets dangereux. En allant interroger des scientifiques et en menant l’enquête, ils apprendront que les cendres de déchets dangereux sont insérées dans le ciment même et que les microparticules dégagées lors de la combustion sont très nocives. Respirables, elles peuvent transporter d’autres substances toxiques et pénétrer directement dans le sang.

L’air à l’oeil > http://www.lairaloeil.be
Compagnie des Ciments Belges Revisé et Contre CBR > http://www.ccbr.be

Suivi du débat avec ea :
Paul Lannoye (GRAPPE)
Aleksandra Kordecka (Friends Of the Earth)
Benoit Dupret (apiculteur)
Jeanine Kievits (IEW)
Benjamin Hennot (riverain de CCB)
Sezin Topcu (Fondation Sciences Citoyennes)

Coordination contre les méfaits de Bayer

17.12 > 20:30


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prog: 898
pos: aval