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With Out Passport

Tekfestival : "aux frontières du monde...en Occident". C’est un festival qui se déroule chaque année à Rome et qui, dans un esprit très proche de celui du Nova, propose une sélection de films d’auteurs de production récente. Le festival a par ailleurs pour caractéristique d’associer la découverte d’un "certain" cinéma avec une réflexion sur la société contemporaine. Sans oublier que l’équipe s’évertue aussi à être distributeur, en Italie, de films dit "difficiles" qui échappent à une distribution cinéma multi-salles. Mai 2007 : rendez-vous pour la sixième édition !



Chantal Briet, 2005, FR, video, vo st ang, 84'

Epinay-sur-Seine, à la périphérie de Paris. Dans le centre commercial de la Cité de la Source, complètement à l’abandon, l’épicerie d’Ali est le seul lieu où les habitants du quartier peuvent encore se rencontrer. C’est ici que la réalisatrice installe sa caméra et y filme une étonnante galerie de portraits, reflet de la grande mixité de la population du coin mais aussi de sa condition sociale et économique. Sans jamais tomber dans le compassionnel, et avec des pointes d’humour ici et là, Chantal Briet réussi le pari de nous faire découvrir la grande humanité de ces personnes, de tout âge et de tout bord, qui pour la plupart vivent dans des conditions de misère. Tourné sur une période de quatre ans "Alimentation générale" se présente comme une sorte de journal filmé sur la vie de ce quartier. C’est un film qui a aussi sa face politique en témoignant des incongruités qu’il peut y avoir dans l’aménagement d’une cité "dortoir".

+ concert de Ali Zebboudj

05.10 > 20:00


Pawel Lozinski, Jan Gogola, Peter Kerekes, Robert Lakatos & Biljana Cakic-Veselic, 2004, AT, video, vo st ang, 131'

Composé de cinq parties, "Across the border" est une incursion polyglotte dans ces pays récemment intégrés à l’Union Européenne. Cinq réalisateurs (de Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie et Slovénie) s’intérrogent sur l’idée des frontières en ce début de nouveau millénaire, ainsi que sur les questions de "nation", "identité" et sur le concept "d’Europe". Ils nous embarquent dans un voyage où nous traversons des paysages et des mentalités différents, où nous rencontrons plein de personnages de "la porte d’à côté" qui nous racontent, à leur manière, la façon dont ils vivent le chamboulement des frontières et l’intégration à l’Europe. "Au-delà de la frontière", de la vieille à la nouvelle Europe, le film démontre que, contrairement à ce qu’on pourrait penser, les différences entre les cultures et les styles de vie restent bel et bien visibles. Chaque film révèle un style et un ton propres (sérieux, absurde, comique, poétique ou encore enchanté), mais le tout, assurément, est un cours en cinq leçons dans la mentalité la plus enfouie de nos nouveaux voisins.

06.10 > 19:30


Ruth Mader, 2006, AT, 35mm, vo st ang, 74'

Ewa, une jeune femme polonaise, débarque en Autriche avec sa fille pour y faire la cueillette des fraises. Une fois le travail saisonnier terminé un bus doit la ramener en Pologne. Mais....profitant d’une halte, Ewa s’enfuit. L’espoir d’une vie meilleure la pousse ainsi à vivre en quasi clandestinité, acceptant toutes sortes de petits boulots de survie. Un jour elle rencontre Marold, un agent immobilier, qui lui souffre d’autres malheurs. Une nouvelle vie démarre pour elle, que difficilement on pourrait lui envier... Premier long métrage de Ruth Mader, "Struggle" se situe dans la lignée de ce nouveau cinéma autrichien qui avec austérité, et sans faire de concessions, décortique les phénomènes d’aliénation de notre société. Faisant recours à très peu de dialogues, et adoptant le parti pris de cadrages quasi cliniques, la réalisatrice nous livre un film extrêmement dense au niveau des atmosphères. Un film qui dénonce de façon frontale l’homogénéisation et l’effacement des identités.

+ Wilder Western

Marion Geyer-Grois, 2006, AT, video, vo st ang, 5'

D’abord on les menace de leur casser les jambes et puis on les envoie tenir compagnie à des avocats, managers et diplomates... Les interceptations téléphoniques d’une préstigieuse agence d’escorte girls de Vienne nous dévoilent comment des jeunes femmes de l’Europe de l’Est sont envoyées tout droit dans les lits de monsieurs bien friqués.

06.10 > 22:00 + 12.10 > 20:00


Ulrike Westermann, 2004, DE, video, vo st ang, 52'

Solomon Mforbi Fusi n’avait que quinze ans quand il mourût d’une terrible façon : en tombant du train d’atterrissage d’un avion où il s’était caché. On le retrouva enfoncé à 20 cm du sol en plein milieu d’une campagne dans le sud de l’Allemagne. A partir d’une série d’infos trouvées dans les journaux, Ulrike Westermann décide d’enquêter sur qui était Solomon et sur pourquoi il avait décider de quitter le Cameroune. Réalisé en trois parties, le film démarre en exposant le "fait divers", en Allemagne. Ayant découvert que c’était la deuxième fois que Solomon s’était enfui de cette façon, la réalisatrice se rend alors en France où auparavant il avait réussi à débarquer ; sain et sauf cette fois-là... Le documentaire se termine au Cameroune où les proches de Solomon nous dévoilent sa vraie personnalité. Sans vouloir porter de jugement, Ulrike Westermann nous met malgré tout face à face à une série de questions.Quel est le sens à donner à la mort quand celle-ci survient d’une façon aussi absurde ? Et quelle mesure trouver pour des rêves qui peuvent déraper ? Nous n’en citons que deux...

07.10 > 18:00 + 12.10 > 22:00


Domenico Distilo, 2006, IT, 16mm > video, vo st ang, 50'

"Qui cherche l’asile politique en Italie doit craindre pour sa propre survie. Car il y a des années à attendre sans pouvoir ni travailler ni recevoir aucune forme d’assistance de la part de l’Etat. Difficile de trouver un hébergement, de quoi se nourrir, des informations. Les demandeurs d’asile se réunissent en communautés, construisent des refuges, occupent des bâtiments abandonnés près des lieux agricoles où ils trouvent du travail, souvent saisonniers. Ils survivent grâce aux réseaux de solidarité, aux associations bénévoles et au travail "au noir". A partir de Rome, où une large communauté a occupé les ex-dépôts des Chemins de Fer Italiens, le film retrace les étapes du voyage d’une population nomade, de demandeurs d’asile qui passent d’un boulot saisonnier à l’autre, pour pouvoir survivre. Un voyage dans la géographie des exilés, déserteurs et réfugiés provenant des guerres post-coloniales d’Afrique, nouveaux migrants en Europe." (Berlinale 2006)

+ *Zakaria
Gianluca & Massimiliano De Serio, It, 35mm, vo st ang/ov eng ond, 13’*
"Je suis Zakaria". - Moi aussi je suis Zakaria. ­ "Seigneur ", dit Zakaria, "donne-moi un signe". ­"Ton signe", dit le Seigneur, "sera que pour trois jours tu ne parleras aux gens qu’avec des signes". (Coran, Verset 41, III sura, Al-’Imrân). Troisième court métrage des frères De Serio autour de la façon d’appréhender autrement la culture en Italie. Zakaria, un jeune garçon italo-arabe, apprend l’arabe et les routines de la prière.

07.10 > 20:00 + 14.10 > 22:00


Marc Isaacs, 2003, GB, video, vo st fr, 58'

Pour certains touristes britanniques peu fortunés, Calais ca signifie les vacances à bon marché et les produits détaxés. Pour d’autres "voyageurs", venus de pays tourmentés, c’est la dernière étape (Sangatte) avant d’atteindre la terre promise. Le film de Marc Isaacs offre une confrontation saisissante entre ces deux mondes que tout sépare. Perdus au milieu de ces allées-venues, il y a aussi quelques Anglais qui se sont installés à Calais en espérant y faire des affaires et qui finalement se retrouvent endettés. Et tous semblent désemparés, pris au piège de la modernité dans cette ville de transit. L’art documentaire de Marc Isaacs consiste à rendre les personnages de ces films dans toute leur vérité, dans toute leur beauté aussi. Sa caméra sait se faire oublier, pour qu’il ne reste plus que la rencontre entre un documentariste qui cherche à élucider le réel et quelqu’un qui se débat avec ce même réel. La complicité qu’il parvient à créer nous vaut des moments bouleversants ou tragi-comiques.

07.10 > 22:00 + 20.10 > 22:00


Xavier Koller, 1991, CH, 35mm, vo st fr, 109'

Un couple de paysans kurdes décide de quitter le village natal en Turquie et de rallier la Suisse clandestinement. Le départ est particulièrement pénible pour Meryem, la mère, qui va devoir laisser ses sept enfants. Haydar, le père, accepte finalement qu’un des garçons les accompagnent, mais cela compliquera beaucoup leur voyage. Refoulés à Milan, abandonnés par des passeurs, ils se retrouvent dans les neiges du col de Splugen... Basé sur une histoire réelle, "Voyage de l’espoir" a été un des premiers films sur la question de l’immigration en Europe à connaître un large succès public, aidé en partie par le fait d’avoir gagné l’Oscar du meilleur film étranger en 1991. Encore aujourd’hui le film est souvent cité pour le jeu fin et incroyablement réaliste des acteurs. C’est d’ailleurs ici que réside la force du film, dans la capacité émotionelle des acteurs d’exprimer ce que peut être un cycle sans fin d’espoir et de désespoir.

08.10 > 18:00 + 13.10 > 22:00


Felice D'Agostino & Arturo Lavorato, 2005, IT, video, vo st ang, 54'

"Il canto dei nuovi migranti" c’est un peu comme un voyage dans l’italianité : de la Calabre à Rome, du sud pauvre au nord riche, de l’isolement à la culture. Inspiré de la vie et d’un poème de Franco Costabile, mort il y a quarante ans, grande personnalité littéraire dans la lignée d’un Giovanni Verga ou Carlo Levi, le film raconte les inquiétudes et les ambitions d’un peuple qui a toujours vécu les affres de l’émigration. Encore aujourd’hui, car la Calabre continue à souffrir de sous-développement économique et d’isolement social et politique. Riche en extraits de films d’archive et d’enregistrements télé de la RAI, le montage du documentaire a requis pratiquement deux ans de travail. Il en découle un film qui soulève une série de questions autour des concepts de "nationalité" et de "régionalisme", ici en l’occurrence spécifiques à l’Italie. Mais il est évident que les mêmes questions pourraient s’appliquer à toute autre identité nationale. (Prix du meilleur documentaire­ Torino Film Festival 2005).

08.10 > 20:00


Edmond Budina, 2002, IT-AL, 35mm, vo st ang, 84'

Niko, Albanais, la cinquantaine passée, est sans un emploi fixe et vit grâce à l’argent que lui envoie son fils Mikel, échappé en Italie. Depuis un certain temps il n’a plus de contacts avec lui et tout porte à croire que Mikel se cache, ou alors qu’il a des problèmes. Jusqu’au jour où arrive une lettre qui peut-être pourrait tout éclaircir. Mais, au moment où Niko l’a entre les mains, un soudain coup de vent l’a lui emporte....Il se décide alors à aller chercher le fils en Italie, plongeant du même coup dans des histoires de racket et de prostitution. Réalisé avec un ton qui ne manque pas de rappeler Kusturiça, entre humour et tragédie, "Lettere al vento" s’inspire d’expériences réellement vécues par son auteur. Intellectuel et figure de proue dans l’opposition au régime communiste en Albanie, en 1991 Edmond Budina émigre en Italie où il se retrouve à travailler comme ouvrier dans une usine dans le nord de l’Italie. Il reste un personnage incontournable du monde artistique, politique et social albanais.

Rencontre avec Edmond Budina 14.10 > 20:00

08.10 > 22:00 + 14.10 > 20:00


Nicolas Klotz, 2004, FR-IT, 35mn, vo , 160'

Depuis des mois Papi, réfugié politique en France, attend que sa femme Blandine vienne le rejoindre de Kinshasa. Finalement un jour il reçoit son coup de téléphone qui lui annonce qu’elle vient de débarquer à Paris. Mais à l’aéroport de Roissy Blandine se fait renfermer dans une cellule d’isolement avec des dizaines d’autres personnes et la police nie que son nom soit repris dans la liste des passagers provenant du Congo. Entre insultes et humiliations, ce qui devait être le début d’une "nouvelle vie" démarre ainsi bien différemment de ce qu’elle avait imaginé. Jusqu’à ce que n’arrive l’incident, la blessure... Transgressant toute règle et code éthique, des officiers essayent par la force de la rapatrier avec d’autres demandeurs d’asile. Réalisé quatre ans après "Paria", autre film sur le monde des exclus, "La blessure" est avant tout une oeuvre de fiction bien qu’elle comporte une forte veine documentaire. Fruit de longues recherches effectuées sur le terrain et d’un minutieux travail d’écriture et de mise en scène, Nicolas Klotz y soupèse presque à l’extrême la signification que chacune des images, voire des séquences, peut induire. Et en ce faisant il revendique la nécessité aujourd’hui d’avoir une morale dans la mise en scène.

Rencontre avec Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval (scénariste du film)

15.10 > 18:00


Parallèlement à la réalisation du film "La blessure" (et de la fiction "Nus" pour la télé) Nicolas Klotz s’est aussi lancé dans la mise en place d’un autre projet, aussi original que primordial : la création d’un site internet, avec Arte-tv, consacré à la question de l’asile. Bourré d’infos, on y découvre aussi bien des témoignages, des réflexions, des tentatives de définition, ... Sur la page d’accueil klotz écrit : "... Il y a beaucoup de confusion et d’ignorance autour de la définition du "droit d’asile", de son histoire, de son interprétation, et de son exercice en Europe. Cette zone floue, entretenue par les pouvoirs politiques, génère quantité d’amalgames, de contrevérités, et de fantasmes dans l’opinion publique, troublant notre perception d’une pratique millénaire, aujourd’hui assimilée par les pouvoirs politiques à un facteur d’insécurité...".
Nous aurons l’opportunité de naviguer avec lui dans le site, projeté en direct sur l’écran de cinéma.

15.10 > 21:30


Alessandra Celesia, 2006, IT-FR, video, vo st fr, 56'

Un fois par mois un camion traverse l’Italie, de l’extrême Sud au pied des Alpes, pour délivrer des drôles de paquets. Pots de sauce tomate de nonna Maria, huile pressée à froid par la famille, "antipasti" de légumes du potager de l’oncle Pino...Ces cartons remplis d’affection racontent l’histoire de l’immigration massive du Sud rural et défavorisé vers le Nord industrialisé. Des familles séparées par des milliers de kilomètres essaient ainsi de raccourcir les distances et garder des liens. Portrait d’un pays où la survie est un art.

19.10 > 20:00


Leïla Kilani, 2002, FR, video, vo st fr, 53'

Ville-fenêtre du détroit de Gibraltar, Tanger a une identité ouverte. La frontière, à Tanger, est une présence, on la voit, elle apparaît par rebond, on la sent partout : c’est l’eau. En face, il y a une ligne continue : l’Espagne, la dernière avancée naturelle de l’Europe. Les candidats au départ clandestin, Marocains, Maliens, Sénégalais, Mauritaniens et autres Africains affluent massivement et sans discontinuité à Tanger. On les appelle en dialecte marocain les "herraguas", les "brûleurs". Le brûleur est celui qui est prêt à tout accepter pour partir, celui qui est prêt à brûler ses papiers, son identité, pour faire de ce départ une entreprise irréversible. Au-delà de la description globale d’un mouvement de masse, ce film suit l’aventure de quelques brûleurs.
Lorsque le film était encore à l’état de projet, la réalisatrice exprimait ainsi ce qu’elle voulait nous montrer au-delà du refoulement : "Je disais vouloir trouver une traduction esthétique et formelle de l’obsession et de l’attente. Je voulais filmer à la fois l’enlisement et le fantasme. Je voulais une traduction cinématographique de la part onirique qui me paraissait toujours éludée. Quand on est à Tanger, on n’est pas enlisé même si on est dans l’obsession : on est dans le rêve qui amène une sorte de transcendance quasi-métaphysique" (Leïla Kilani).

+ Border

Laura Waddington, 2004, GB, video, vo st fr, 30'

En 2002, la réalisatrice a passé plusieurs mois dans les champs autour du camp de la Croix-Rouge à Sangatte avec des réfugiés afghans et irakiens qui tentaient alors de traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Filmé entièrement de nuit avec une petite caméra vidéo, Border est un témoignage personnel sur le sort des réfugiés et la violence policière qui a suivi la fermeture du camp. A la lisière du visible et de l’invisible, avec l’obturateur de la caméra grand ouvert, le film retrace de manière puissante et expressionniste l’entre-deux de la collision de deux mondes diamétralement opposés et à la fois très proches. La fuite, la présence fantomatique et aux aguets des voyageurs bougeant dans la pénombre à travers les champs. Et à quelques centaines de mètres, à une heure de Paris et en arrière-plan invisible, l’existence tranquille et familière des habitants. Le seul contact entre les deux mondes étant les traques policières qui ramènent inlassablementau camp les réfugiés et à proximité, les lumières crues et aveuglantes des phares des voitures le long des routes. Le 24 décembre 2002, le camp a été démoli. Aucune trace n’a été laissée sur place des dizaines de milliers de personnes qui sont passées par là.

19.10 > 22:00 + 11.11 > 22:00


ATTENTION : NOUVELLE DATE ! -> 30.11

+ L’Orchestra di Piazza Vittorio

Agostino Ferrente, 2006, IT, 35mm, vo st ang, 93'

En avant-première en Belgique, le film qui a fait la clôture euphorique du Festival de Locarno et qui par ailleurs sort en salle maintenant en Italie et sous peu en France ! Piazza Vittorio, à Rome, est devenue au fil des dernières années un quartier où les italiens sont une minorité de la population qui y habite. Le boulanger est chinois, l’épicier du coin bengalais, et les parfums épicés se mélangent avec ceux de "la pizza al taglio". Nombreux habitants du quartier sont aussi musiciens, certains auto-didactes, d’autres diplomés. Certains vivotent de leur musique en jouant dans les rues, d’autres préfèrent faire la plonge dans un restaurant pour gagner leur bout de pain quotidien. 5 années de tournage, 30 musiciens, 15 nationalités, 5 chefs opérateurs, 4 monteurs, 3 preneurs de son, 1 quartier, 1 cinéma à sauver, 1 association culturelle, 1 chef d’orchestre, 1 réalisateur, .... "L’Orchestra di Piazza Vittorio" est le journal filmé de cet extraordinaire mélange multi-ethnique et de ces expériences de vie, de travail, d’humanité et aussi de difficultés à surmonter. Agostino Ferrente réussi le pari d’un projet de film unique en son genre qui, tout en nous divertissant (car on rit beaucoup !), soulève maintes et maintes questions.

Le concert !
Un concentré de saveurs, parfums, cultures des quatre coins du monde. Une mosaïque qui lentement a pris forme et s’est intégrée dans la réalité du centre de Rome. Voilà ce qu’est Piazza Vittorio. A quelques pas de la Stazione Termini, c’est un quartier qui garde tout de la Rome traditionelle mais qui, en quelques années, s’est totalement transformé en s’enrichisant de l’apport des nombreux voyageurs qui s’y sont arrêté, en le faisant devenir un lieu on ne peut plus international. C’est dans l’esprit de ce qui se passe sur la place de ce quartier qu’est né l’orchestre en 2002, suite à un pari qu’ont voulu lancer Agostino Ferrente et Mario Tronco, compositeur et chef d’orchestre, mais aussi musicien du groupe "Piccola orchestra Avion Travel". Un orchestre qui puisse être le reflet de toutes les sonorités présentes sur la Piazza Vittorio Emanuele. En 2003 l’orchestre donne ses premiers concerts et peu de temps après sort son premier cd. Une vraie gageure pour nous que de les faire débarquer au Nova car ils seront 20 !! Et bon, on vous prévient... c’est un concert à ne pas louper. Et préparez-vous à danser !

Apollo 11
L’histoire commence ainsi.... En 2002 un groupe d’artistes, cinéastes, musiciens et écrivains crée l’association Apollo11 dans le but de sauver un cinéma-théâtre localisé à deux pas de Piazza Vittorio. Le cinéma, un des plus anciens et plus beaux d’Italie, dévoué au cinéma porno pendant quelques années, risquait suite à sa fermeture d’être transformé en bingo-hall. L’association démarre en même le temps le projet de mettre sur pied l’orchestre de Piazza Vittorio. Depuis, elle a réussi à motiver la commune de Rome à racheter le bâtiment. Elle y organise maintenant des projections de films d’auteurs et activités annexes... Il va de soi que l’histoire semblerait avoir des affinités avec celle du Nova !



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