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Dimanches

+ L’Esplosione

Giovanni Piperno, 2002, video, vo st fr, 75'

Danilo Cope est la star du dynamitage en Italie. On le demande partout pour faire sauter des vieux bâtiments industriels, des tours de logements, des immeubles de bureaux, jugés aujourd’hui inutiles par les autorités en place, spéculation immobilière oblige. Giovanni Piperno suit Danilo Cope sur un chantier de démolition : huit tours gigantesques de logements qui font face à la mer. Un chantier qui risque de durer longtemps car sur place, les quelques habitants qui y vivent ne sont pas prêt à faire leur valise. Danilo Cope et Giovanni Piperno tombent alors dans les méandres des affaires immobilières et politiques Italiennes.

+ *Futuro, a New Stance for Tomorrow
Mika Taanila, Finlande, 1998, 35mm, VO st ang/OV eng ond., 29*’
Totalement oubliée aujourd’hui Futuro, "la maison du futur", a fait fureur dans les années 1970. C’est en 1968, en pleine utopie new age, que l’architecte finlandais Matti Suuronen met sur le marché "Futuro", sorte de soucoupe volante en plastique que l’on pose dans son jardin, un terrain, au bord de la mer, à la montagne ou en ville, avec tout le confort moderne s’il vous plait. En quelques mois "Futuro" s’exporte en masse en Europe mais surtout aux Etats-Unis, jusqu’à ce que la crise du pétrole des années 70’ et la réquisition des hélicoptères pour la guerre du Vietnam empêchent les soucoupes de décoller...

Hôtel Tagawa, 321 Av. Louise, 1000 Bxxl

20.08 > 21:30


A Marseille aussi, l’arrivée du TGV qui met désormais à 3h00 de Paris cette grande ville d’immigration ouverte sur la Méditerranée a généré de folles ambitions. La mise en valeur des friches urbaines du port sous le label Euro-Méditerranée (bureaux, hôtels et commerce de luxe, « Croisette comme à Cannes », studios de Luc Besson...) ne suffit pas à ces appétits débordants. La « reconquête » du centre-ville est aussi à l’ordre du jour. Elle prend la forme d’une véritable croisade contre les classes populaires, qui ont l’indécence d’y vivre au mépris de toute « mixité sociale ». Certains responsables déclarent sans fard que pour assurer l’avenir de « métropole européenne » de Marseille il convient de « se débarrasser de la moitié de la population ». Les trajectoires parallèles de Bruxelles et Marseille s’éclairant l’une l’autre, dans la continuité de l’exposition proposée l’année dernière dans les commerces de la Rue de Mérode, l’idée est venue de proposer cette fois une exposition Quartier Midi/Rue de la République. En attendant d’autre jumelages entre quartiers en "revitalisation" ?

*Rendez-vous dès 18:00
au coin de la rue de Mérode et de la rue de Russie

Cérémonie de jumelage à 19:00

Projections dès 20:00 à l’Atelier Straatman, n°53 rue de Mérode
Réservations : pleinopenair@nova-cinema.org*

27.08 > 19:00


Quand la musique sonne... sonne... sonne, quand elle guide mes pas ; C’est en musique que les activités du quartier midi se passeront, des italiens pour danser la tarantelle, une petite fanfare prête a toute les farandolles. une organisation simple, des scenes mobiles, des déambulations, quelques interventions farfelus. Presents dans le bas de Saint Gilles en ce jour de marché, soyez prets a tendre l’oreille. Mettons nous en marche. Des notes, des notes jouons encore et que la musique ne cesse du levée du jour, jusqu’a la fin de la nuit. Voila l’arrivée des amis issus des quartiers populaires qui viennent egayer nos luttes, echanger, rigoler.

*A 19:00
au coin de la rue de Mérode et de la rue de Russie
Suivi de projections dès 20:00 au n°53 rue de Mérode
Réservations : pleinopenair@nova-cinema.org*

27.08 > 18:00


+ Déconstruction/Reconstruction (work in progress)

Gwenaël Breës, 2006, video, vo fr , 70'

"L’Europe est notre soleil" : tel est le principal argument marketing des sociétés de "real estate" sur le marché immobilier bruxellois. Et les politiques convertis au culte solaire de se livrer à d’étranges rites urbains dans l’espoir de provoquer la chute de météores immobiliers riches en charges d’urbanisme sur les quartiers populaires. Le Quartier Midi à Saint Gilles a ainsi été transformé en terrain d’atterrissage digne de Stalker. par une Chimère à corps de spéculateur et à tête de Région bruxelloise, la SA Bruxelles-Midi. Depuis plus de dix ans, les habitants sont prisonniers dans le couloir de l’expropriation. Prenant leur courage à deux mains, les habitants ont fini par demander des comptes au maître de la bête, à double face de Commune et de Région. Composé à partir d’images de différentes sources filmées dans le cadre de la lutte des habitants dont il est un élément, ce film met en lumière l’amateurisme criminel et l’impunité avec lesquels des Pouvoirs publics aveuglés par le mirage des investissements directs pratiquent une sorte de vivisection du tissu urbain. Qu’importe après tout ? Un jour, un jour viendra, couleur d’Europe, où les centaines d’années logement perdues seront compensées par les charges d’urbanisme de "beaux et grands bureaux comme à Saint Josse". Car au soleil du Midi, "Les Bronzés font de l’immobilier" en sont persuadés : "les promoteurs peuvent cracher".

+ Les indésirables

Patrick Talliercio, 2006, vo fr , 70'

A Marseille, la rue de la République, artère haussmanienne de 1.300 m qui relie le Vieux-Port aux gares maritimes est un projet immobilier remontant au XIXème siècle. Conçus pour une clientèle bourgeoise, les appartements n’ont - malheureusement pour leurs promoteurs, des investisseurs étrangers à l’époque entraînés par leur projet dans la faillite - jamais su attirer la clientèle visée. C’est à cette "anomalie urbaine" qu’entendent remédier les promoteurs de la société "Marseille-République", soutenus par les pouvoirs publics et sous l’égide du fonds d’investissement américain Lone Star en renouant avec la "vocation" de ces appartements à accueillir une clientèle aisée... Mille appartements : voilà déjà un bon contingent potentiel d’importation de Marseillais new-look, de préférence venus du froid. Evidemment, reste à convaincre les locataires de céder la place : devant la caméra d’urgence de Patrick Talliercio les habitants témoignent.

*Quartier Midi
Atelier Straatman
53 rue de Mérode, 1060 Bxxl
Réservations : pleinopenair@nova-cinema.org*

27.08 > 20:00


La séance commencera avec le film réalisé à Bruxelles le weekend précédent. Ensuite, on aura le plaisir de voir un film d’atelier réalisé par des enfants à Lièges avec Caméra enfants admis, « Ca, c’est mon Droixhe ».
Celui-ci parle de la démolition et de la reconstruction des bâtiments et des conséquences sur ses habitants.
Le film suivant, « Speelmeters » de Hans Hylkema (1982), montre des enfants décidant de louer un parcmètres pour jouer jusqu’au moment où une voiture arrive pour se garer... On conclura la séance avec un film qui nous fera rire »La maison démontable » de Buster Keaton (1920). Un homme reçoit comme cadeau d’anniversaire de mariage une maison démontable tandis qu’un autre, rongé par la jalousie, décide de changer le mode d’emploi de ce magnifique présent... Après, on l’espère, vous être esclaffés, un goûter de crème glacée artisanale vous attends.

Durée totale : 60 min.
à partir de 7 ans

Ateliers Mommen, 37 rue de la Charité, 1210 Bxxl

03.09 > 16:00


L’Art au service de l’Immobilier ou l’Immobilier au service de l’Art ? La question est peut-être mal posée, les intérêts sont souvent les mêmes : valoriser un projet, construire une image, une renommée... et vendre.
Deux exemples, deux films (d’artistes !). D’un côté le projet de rénovation des galeries Ravenstein, se basant sur le cercle vertueux de l’art pour amener une nouvelle clientèle et changer d’image. De l’autre, "une femme entreprenante", responsable de la transformation des brasseries Wielemans-Cueppens en centre d’art contemporain. Quels sont les enjeux de ces projets, chacun y trouve-t-il son compte ? Entre Art et Immobilier sans doute, mais les préoccupations des promoteurs, qu’ils soient artistiques ou immobiliers, sont bien éloignées de celles des habitants...
Les réalisateurs seront présents lors de la séance pour parler de leur film.
Ateliers Mommen, 37 rue de la Charité, 1210 Bxxl

+ Une femme entreprenante

Sven Augustijnen, 2004, video, vo st nl, 60'

La rénovation, en cours, de l’un des chancres les plus "connus" de Bruxelles, les anciennes brasseries Wielemans-Cueppens à Forest, et son "héroine", la promotrice Sophie LeClercq, descendante de la dynastie bétonnière Blaton. L’avenir de ce bâtiment datant de l’époque où "il était plus sain de boire de la bière que de l’eau" sera artistique ! De l’art "contemporain" s’il-vous-plait ! Le terme semble être le mot magique qui séduit tout le monde.
Le film est construit comme un reportage d’investigation réalisé par un journaliste naïf et pour le moins enthousiaste par rapport au projet, qui introduit une perturbante partialité dans les questions que suscitent ses rencontres, ce qui le menera loin...
Il nous emmène dans les dessous complexes des milieux de l’art de prestige et des promoteurs immobiliers, dont les méandres croisent et rejoignent ceux de la politique communale, régionale et d’intérêts économiques divers.
Le réalisateur observe sans intervenir, laissant le reporter-acteur guider les rencontres et les questions, voire parfois aussi les réponses. Un parti pris qu’il viendra nous expliquer.

+ Art Security Service : Work in Galrav & Have Lunch With an Artist

Bernard Mulliez, 2006, video, vo fr , 90'

Au printemps 2005, le promoteur Robelco, frappe les trois coups médiatiques d’un projet de "revitalisation" des Galeries Ravenstein à Bruxelles. Afin de "changer l’image de la galerie", le promoteur invite des galeristes à occuper temporairement des magasins. Au soir du vernissage, le dispositif de "revitalisation" apparaît in situ dans toute sa violence sociale. Au premier étage, les galeries parées de tous les attributs de la légitimité culturelle. Au rez-de-chaussée, les cafés appelés à disparaître et leur clientèle frappés du stigmate de l’indignité. Bernard Mulliez mène des entretiens approfondis avec les différents intervenants. Du côté du monde culturel, outre les formes d’(auto)aveuglement ou de lucidité désabusée, le racisme social des agents les plus compromis avec le promoteur laisse sans voix. La violence symbolique exercée contre ceux qui travaillent dur dans le bas de la rotonde vient redoubler la violence économique, voire policière, décortiquées dans ce film, véritable épure des méthodes employées couramment par les promoteurs.

03.09 > 20:00


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