prog: 779
squelettes/rubrique-3.html

Installations

Un peu partout en Europe, il existe encore des cinéastes-plasticiens assez fous pour réaliser des installations filmiques en pellicule ! Il s’agit d’oeuvres qui de façon ludique déconstruisent des processus de projection ou "mettent en scène" un cinéma dans lequel le public peut déambuler. Ces installations, attentives aux lieux de présentation, peuvent prendre des formes très diverses, allant de la sculpture "cinématographique" à une spatialisation d’un ou plusieurs films. Souvent elles impliquent des dispositifs techniques particuliers qui peuvent prendre beaucoup de temps à être mis en place ; et dans certains cas la projection a lieu avec des appareils inventés ou modifiés par les artistes-mêmes. Contrairement à des installations vidéo, ces installations filmiques comportent donc une intervention importante de l’artiste, souvent proche d’un travail artistique manuel. Cet aspect est d’ailleurs aussi présent dans les films qui y sont projetés, ceux-ci pouvant aller d’une boucle de pellicule travaillée à la main à un film cadré et monté de façon extrêmement rigoureuse. Venez découvrir ! Ce sera une occasion assez unique pour en voir autant dans un même espace !

Toutes les installations seront visibles au Persepolis (voir infos) tous les soirs entre 18h et 20h.



Depuis toujours les dessins attendent patiemment qu’on vienne les retrouver... C’est en entrant dans "la boite à images" que les visiteurs découvrent des films réalisés par des enfants à Bruxelles, Liège, Namur, Paris, Tunis, Kinshasa, Bujumbura...Des films en noir et blanc, diffusés en boucles, qui sont à l’image d’une première rencontre entre des dessins d’enfants et un mouvement. Avec quelques feuilles de papier et des crayons, ils font découvrir comment leurs dessins peuvent bouger, se transformer, explorer l’espace qui les entoure ou faire un simple geste qui n’a d’existence que dans l’imaginaire de celui qui le crée. Ces images en mouvement offrent à voir comment des enfants de 6 à 13 ans, issus de milieux de vie très différents, nous révèlent LE MONDE tel qu’ils le perçoivent et l’expriment avec leurs dessins.

dedereneric@yahoo.fr



"Il y a toujours deux personnes dans chaque image : le photographe et le spectateur" Ansel Adams

Le temps et la mémoire ont été les points de départ pour le projet photographique. Mais aussi le désir d’étudier le concept du souvenir à travers l’espace visuel, comme clé pour approfondir notre connaissance de l’influence du temps dans la photographie. Par conséquent, les deux installations ici présentées visent à explorer le concept d’illusion en créant des realités temporelles qui remettent en question la présence physique des images photographiques. Au cours de la recherche, l’idée d’une boîte dans une boîte, d’un espace intérieur dans un batîment, est devenue intimement liée au concept de la mémoire. Le projet aspire à capturer un seul moment individuel ‹ montré comme une série d’images immobiles et consécutives ‹ qui défie la perception de l’illusion en tant qu’anticipation circulaire.

lowtideofthenight@hotmail.com



Dans Filmatruc, les machines optiques se transforment, le mouvement et les dimensions des écrans s’amplifient ou deviennent minuscules, ils sont virtuels et réels. Le spectateur, visiteur et joueur, intervient dans l’image par sa présence, son corps, son mouvement ; à ses jeux d’ombres et de lumières s’ajouteront des jeux d’équilibre de mobiles instables et des écrans/machines à actionner. Mon travail se met en rapport avec le plaisir des sens, l’éveil de la curiosité, l’interaction du spectateur. Ici, l’oeuvre se touche, se métamorphose, s’actionne, mais ne s’acquiert pas : elle est fugitive et sensitive. A notre expérience s’ajoute celle de l’instant. La présence physique d’éléments naturels tels que l’eau et le vent et leur utilisation à des fins cinétiques ou optiques, s’ajoutera au caractère scientifique, ludique et tactile de cette installation. Et toujours une recherche sur l’image projetée dans une réalisation artisanale du film.

silvisi@voila.fr



Agnes Hay, réalisatrice et graphiste hongroise, présente dans son installation un "film sans pellicule". En utilisant des fils de fer, Agnès tente de recréer en trois dimensions, les lignes graphiques d’artistes célèbres. Ces petites scultures suspendues devant un projecteur produisent des variations du dessin original. Ici, on peut dire que le fil de fer remplace le film, en tant qu’objet placé entre le projecteur et l’écran, puisqu’il nous donne à voir des ombres en mouvement. Cette installation sera inspirée par les lignes de l’artiste belge Vantongerloo.

www.ndr.hu/HA



SilenceŠ Je vois des singes bleus, fauteurs de trouble. Regard démoniaque des noctambules dans la nuit des tempsŠ Depuis les prémisses de l"instinct de domination jusqu"au règne d"une force supérieureŠ L"origine des comportements des animaux, des primates et des humainsŠ des massesŠ

mkmk@free.fr—



Dans une pièce, un écran, où des images mouvantes se mêlent à des ombres qui bougent. Mais d"où viennent ces images ? Où s"arrête le regard et où commence le mouvement ? Qu"est-ce qui est devant, qu"est-ce qui vient après ? Et qui regarde qui ?

marie.wilz@web.de
deborah.s.p@web.de—



L"installation met en parallèle deux histoires différentes. L"une sonore, diffusée par la piste optique du film, nous laisse entendre une conversation téléphonique imaginaire "du président et ses collaborateursŠ". L"autre, visuelle, décrit, sous forme de scénario, l"ambiance nocturne de la ville qui abrite les auteurs de l"appel téléphonique.

www.rosabarba.com



squelettes/rubrique-3.html
lang: fr
id_rubrique: 801
prog: 779
pos: aval