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Rétro

Krysar

The Piep Piper

Jiri Barta, 1985, 35mm, vo st fr, 55'

Pour ce projet très audacieux, qui s’inscrit dans la grande lignée des films d’animation tchèques, réputés pour leur finesse et leur qualité plastique, Barta s’est inspiré d’une légende allemande très connue. Pour rappel, "Le Joueur de flûte" présente l’histoire d’un musicien vagabond qui parvient à sauver une ville des rats grâce à son pipeau. Déçu par l’ingratitude des habitants, il décide de se venger... De texture expressionniste, ce conte populaire dépeint métaphoriquement les travers de la société matérialiste. La bande originale, pour le moins cacophonique, amplifie l’atmosphère corrompue de la ville. A l’exception du narrateur de la scène d’exposition, tous les personnages s’expriment selon un langage imaginaire, ce qui donne, en plus de l’aspect musical, une dimension universelle au film. Ce drame médiéval propose également un aperçu de différentes techniques, telles que la peinture à l’huile, les marionnettes, insérées en montage parallèle avec des rats vivants... Chaque personnage est ainsi défini par la facture de sa marionnette et un thème musical. En quelques mots, ce film est un chef d’oeuvre du genre, dont se délecteront petits et grands.

12.03 > 16:30


Who killed Jessie ?

Kdo Chce Zabet Jessii ?

Vaclav Vorlicek, 1966, 35mm, vo st fr, 80'

Un couple de scientifique consume son union malheureuse. L"épouse développe une méthode expérimentale de projection des rêves sur un écran et découvre ainsi que son mari fantasme sur une plantureuse héroïne de bande dessinée. Désireuse de lui purifier l"esprit, elle lui injecte un sérum de sa confection, balayant ce cauchemarŠ mais dont l"effet secondaire est la matérialisation des personnages dans le monde réel, c"est-à-dire de trois super-héros, Jessie et ses ennemis la poursuivant dans le but d"acquérir son gant anti-gravitationnel. Ce dernier intrigue également le rêveur car il permettrait d"accélérer le nouveau plan quinquennal et apaiserait le triste quotidien des ouvriers. Cette comédie fantastique et surréaliste met en scène la magie du Pop Art, entre le film et la bande dessinée.

11.03 > 22:30


Seksmisja

Sexmission

Jerzy Machulski, 1983, vo st ang, 116'

Auteur de plusieurs succès populaires en Pologne dans les années 80 et 90, Machulski aime à s’attaquer aux films de genre. Fraîchement sorti de la fameuse Ecole de Lodz, il réalise ’Vabank’ un brillant thriller. Trois ans plus tard avec ’Seksmisja’, il explore les conventions du cinéma de science-fiction de série B. Décors cheap, costumes new wave portés par des ravissantes nymphes quelques peu dévêtues, dialogues décapants et un titre tapageur ne manquent pas d’attirer 10 milions de spectateurs (hommes ?) dans les salles et lui valent un succés d’estime de la part des critiques. Réalisé dans le registre de la comédie, le film met en scène un monde souterrain où survit une société totalitaire exclusivement féminine, le genre masculin ayant disparu aprés une catastrophe nucléaire... sauf deux spéciments mâles mis à l’abri par une expérience d’hibernation qui ne manquent pas de semer une belle pagaille hormonale.

11.03 > 22:30


Krysar

The Piep Piper

Jiri Barta, 1985, 35mm, vo st fr, 55'

Pour ce projet très audacieux, qui s’inscrit dans la grande lignée des films d’animation tchèques, réputés pour leur finesse et leur qualité plastique, Barta s’est inspiré d’une légende allemande très connue. Pour rappel, "Le Joueur de flûte" présente l’histoire d’un musicien vagabond qui parvient à sauver une ville des rats grâce à son pipeau. Déçu par l’ingratitude des habitants, il décide de se venger... De texture expressionniste, ce conte populaire dépeint métaphoriquement les travers de la société matérialiste. La bande originale, pour le moins cacophonique, amplifie l’atmosphère corrompue de la ville. A l’exception du narrateur de la scène d’exposition, tous les personnages s’expriment selon un langage imaginaire, ce qui donne, en plus de l’aspect musical, une dimension universelle au film. Ce drame médiéval propose également un aperçu de différentes techniques, telles que la peinture à l’huile, les marionnettes, insérées en montage parallèle avec des rats vivants... Chaque personnage est ainsi défini par la facture de sa marionnette et un thème musical. En quelques mots, ce film est un chef d’oeuvre du genre, dont se délecteront petits et grands.

12.03 > 16:30


The Silver Globe

Na Srebnym Globie

Andzej Zulawski, 1988, 35mm, vo st fr, 157'

Film de science-fiction consideré comme l’expérience visuelle la plus audacieuse dans l’oeuvre de Zulawski, ’The Silver Globe’ est aussi un film maudit pour l’auteur puisque sa production commencée en 1976 est brutalement interrompue sur la fin du tournage par la censure. Ce n’est qu’en 1987 qu’on l’autorise à en terminer le montage. Basé sur l’oeuvre romancée de Jerzy Zulawski, la narration suit - en trois périodes - l’expérience fondatrice d’une societé humaine sur la face sombre de la lune. Une première partie, filmée comme un journal vidéo, suit les pionniers, une équipe de cosmonautes fuyant la terre à la recherche d’une vie meilleure. Mais à mesure que les anciens meurent la société dégénère. La partie centrale raconte l’histoire tragique du soulèvement des humains mené par un messie-cosmonaute contre les surpuissantes créatures-oiseaux. Le climat de guerre hystérique est renforcé par des images fortement déformées et les mouvements de la caméra, superbement aérienne. La dernière partie, qui a le plus souffert de l’interruption du tournage, est constituée d’un flashback remontant aux temps difficiles des cosmonautes sur la terre...

12.03 > 22:30


The Devil

Diabel

Andrzej Zulawski, 1973, 35mm, vo st fr, 119'

Pendant un épisode de guerre, Jacub, prisonnier politique est libéré in extremis par un mystérieux espion prussien. Le jeune homme, accompagné d’une nonne, suit cet homme qui se révèle être un guide fort renseigné sur la spirale de la décadence qui ronge ses proches et son pays. Des images fortes psychiquement s’accumulent : père suicidé, soeur victime de l’inceste, mére prostituée et fiancé marié à un ami. Jacub au bord de l’aliénation ne sait plus repousser le couteau tendu par son guide noir. Tel un ange de la destruction, il veut libérer le monde du mal par un acte sanglant de purification, mais il n’est en réalité qu’une simple marionnette entre les mains du diable. Zulawski augmente l’effet d’oppression par un jeu d’acteur d’une extraordinaire intensité dramatique, lié à une camera en constant mouvement dans un décor dénudé par l’hiver et contrasté par la blancheur de la neige. Pour la petite histoire le film bloqué par la censure du régime dut attendre 1988 pour sortir, puis rencontrant un mauvais accueil de la part de l’Eglise, resta peu de semaines à l’affiche.

13.03 > 22:30


Valerie & Her Week Of Wonders

Valerie A Tyden Divu

Jaromil Jire, 1970, 35mm, vo st fr, 77'

Inspiré d"une nouvelle du poète surréaliste Nezval, le film nous amène à suivre l"éveil sexuel d"une jeune adolescente. Obéissant à une structure narrative non-linéaire, l"histoire s"enchaîne selon le point de vue subjectif de l"héroïne et revisite de nombreuses thématiques, comme le désir oedipien, le pacte de Faust ou Blanche Neige. La constante métamorphose des personnages révèle l"ambivalence de l"homme, et sa nature contrastée. Empruntant au folklore sa fascination pour les démons, la chasse aux sorcières, les vampires et les prêtres corrompus, ce film onirique, réalisé deux ans après le Printemps de Prague, peut s"ériger en pamphlet contre la domination soviétique sur la vie culturelle et libertaire tchèque. La bande sonore et le motif hautement symbolique de la couleur blanche l"inscrivent dans un décor audio-visuel particulier et en font un conte de fées fantastique qu"il est difficile d"oublier.

16.03 > 22:30


Passage

Pasaj

Juraj Herz, 1998, 35mm, vo st fr, 96'

Coincé dans un embouteillage monstre , Michal Forman est contraint de sortir de sa voiture, sous une pluie diluvienne, et de se réfugier sous un porche. C’est alors qu’un homme surgit devant luiŠ Adaptée du roman de Karel Pecka, auteur de pamphlets contre le régime tchèque, l’intrigue déroule l’errance d’un homme ordinaire dans les galeries d’un passage commerçant. Une pulpeuse vendeuse de fleurs en une mante religieuse, un ventripotent chef-coq servant dans un sauna, un gardien de nuit, une fillette, un comique ivrogne et des hauts responsables moribonds, tous agissent sur Forman comme sur un aimant. C’est à cet anti-héros et aux spectateurs de dénouer les fils de ce film surréaliste. Comme dans un tour de presdigitation où la formule abracadabrante serait celle du cinéma, "Pasaj" est aussi un film dans le film, puisque les dispositifs cinématographiques s’enchâssent dans le scénario lui-même pour décliner en trois versions distinctes la chute du film.

25.03 > 22:30


The Cremator

Spalovac mrtvol AKA L’incinérateur de cadavres

Juraj Herz, 1968, 35mm, vo st fr, 87'

"L’incinérateur de cadavres" est un film hors-norme, réalisé dans des conditions singulières, entre deux régimes. 1968, le Printemps de Prague : les tanks soviétiques sont aux portes de la capitaleŠ Le film rejette l’histoire dans l’entre-deux-guerre. Pendant l’occupation nationale-socialiste de la Tchéquoslovaquie, le directeur d’un four crématoire s’illustre impeccablement auprès des membres du Parti. Il gère ses biens en "bon père de famille". Le film propose une immersion dans l’univers de ce personnage exemplaire. Son développement est incisif, radical, politiquement incorrect, à tel point que la morale et la censure ont bloqué ce film pendant vingt ans, lui donnant au passage une autre conclusion. Les jeux de caméra (effets de distorsion, de loupes et de plans serrés) centrés immédiatement sur les perceptions névrotiques du personnage principal installent lentement une atmosphère particulière, d’abord fascinante, puis progressivement nauséabonde. Si la comédie est un genre particulier en ce qu’elle distancie l’inhumanité du quotidien, elle ne prend pas toujours la mesure du recul. Dans cette ¦uvre inégalée, il ne s’agit pas tant de prendre la mesure du propos - ici les prémisses idéologiques du génocide - que de se figurer autrement ce qui est horrible. Comme si le coeur de l’horreur ne pouvait nourrir d’autres formes que celle-là même qui nous fige d’effroi.

18.03 > 22:30


Entre 1950-1960, la FAMU (école de cinéma praguoise) est un vivier de cinéastes souvent associés à la "Nouvelle Vague". Pavel Juracek est de ceux-là. Son implication politique dans le milieu associatif et sa connivence avec Jan Schmidt (ancien ouvrier, tardivement issu de la FAMU avec qui il réalise Hotel Ozone) en fera une cible privilégiée du régime. Sans concession pour les imperfections du genre humain, ses oeuvres sont trop radicales et vite censurées. La "morte-saison" (période de censure en Tchécoslovaquie) l’affectera durement, et ce n’est qu’aujourd’hui que ce talent singulier est enfin reconnu.



End of August at Hotel Ozone

Konec Srpna v Hotelu Ozon

Jan Schmidt, 1966, 35mm, vo st fr, 85'

Variation sur le thème dramatique de l"holocauste post-nucléaire, ce film a été réalisé par Jan Schmidt d"après un scénario original de Pavel Jurácek. Quelques années après une guerre atomique, neuf femmespassent leur temps à chasser des petits animaux pour s"alimenter et à chercher des hommes pour perpétuer l"espèce humaine. Leur cheffe, la plus âgée du groupe, est la seule à se rappeler du passé. Un jour, elles rencontrent un survivant, résident de l"hôtel Ozone, qui semble être le dernier homme sur terre. Il a en sa possession des objets pour le moins intrigants : une télévision, un tourne-disque et des journauxŠ

18.03 > 24:30


Case For Rookie Hangman

Pripad Pro zacinajiciho Kata

Pavel juracek, 1969, 35mn, vo st fr, 102'

Considéré comme une oeuvre de choix dans la filmographie de Jurácek, cette satire fantastique et absurde est également un des films les plus importants de la nouvelle vague tchèque. "Un cas pour l’apprenti bourreau" propose une adaptation du troisième tome du "Voyage de Gulliver". Le long d’une route ne menant nulle part, Lemuel Gulliver ne peut éviter un accident de voiture provoqué par un lièvre en costume. Alors que le protagoniste regarde l’intérieur de la poche du lapin, il tombe dans la ville de Laputa. Lors de son périple, il sera confronté à une réalité hors du commun : un pays ayant supprimé le mois de novembre (pour raison ’médicale’), une académie des inventions où chaque membre est silencieux...

Film politique utopique et, en même temps, conte de fées, "Un cas pour l’apprenti bourreau", interdit peu après sa sortie en salle, a mis un terme à la carrière de Jurácek.

+ *Josef Kilian (Postava K. Podirani )

+ Josef Kilian (Postava K. Podirani )

Pavel Juracek & Jan Schmidt, 1963, 35mn, vo st fr, 31'

La référence à Kafka - à qui il arrivait d’éclater de rire quand il lisait ses histoires à ses amis - est inévitable. Car Josef Kilian, malgré son thème - la naissance d’un sentiment d’angoisse et de culpabilité - est d’abord un film comique. Un quidam à la recherche de quelqu’un que beaucoup connaissent, mais que personne ne peut localiser, cède à une impulsion soudaine : il loue un chat pour la journée. Cela va l’entraîner dans des péripéties dont "l’inquiétant étrangeté" est àla mesure de leur banalité, les gestes les plus prosaïques se révèlant chargés de lourdes menaces. Juracek et Schmidt se sont rencontrés à la F.A.M.U., ils ont tourné le film avant de faire leur service militaire. À l’époque, le film stupéfia par son insolence envers le régime en place à Prague. Il n’a rien perdu de sa causticité.

19.03 > 22:30


The Damned House of Hajn

Prokletí domu Hajno

Jili Svoboda, 1988, 35mm, vo st ang, 107'

Adapté d"une nouvelle de Jaroslav Havlíãek, "L"Homme invisible" (1937), ce film s"ouvre sur l"arrivée d"un couple de jeunes mariés dans la maison familiale des Hajn. Rapidement, le mari apprend que son épouse a une famille plutôt singulière, dont l’austérité n’est pas exempte de déviances. Se succèdent alors les intrusions dans leur couple, notamment celles d’un oncle fou qui pense être invisible et espionne tout le monde, surtout sa nièce. La pression conduira progressivement ces nouveaux otages vers l"aliénation, vers des pulsions sexuelles incestueuses ou vers un examen de conscience. Souvent décrit comme une oeuvre expérimentale du gothique noir, "Prokletí domu Hajno" projette les thèmes de l"impunité et de la liberté sur les notions d"invisibilité et de folie. L"homme invisible ou insensé ne réprime pas ses désirs puisqu"il n"en craint pas les répercussions.

20.03 > 22:30


The Hour Glass Sanatorium

Sanatorium pod Klepsydra

Wojciech Has, 1973, 35mm, vo st ang, 124'

Jozef arrive au Sanatorium "la Clepsydre" où se trouve son père mort, quoique maintenu en vie mais transféré dans une autre dimension temporelle. A l’intérieur de cet endroit inquiétant, perdu dans la campagne polonaise détruite par la guerre, Jozef fait revivre un autre temps. Surgissent alors des scènes où se mêlent luxure, sorcellerie et culture juive. Tel une Alice, il nous fait traverser ces fantasmagories jusqu’à la perte des repères. Les décors et les personnages (mannequins empaillés revenant à la vie, putes de tous bords, docteur fou, soldats africains, aristocrates et savants déchusŠ) éclairés de lumières bleuies, sombres, irréelles, créent un univers de folie où montres et calendriers s’oublient et où les époques se rejoignent pour former une allégorie d’un après-holocauste difficile. A cette référence historique se joint celle de la vie de Jozef, aux ambitions de démiurge impuissant, qui veut dépasser l’autorité de son père, rivaliser en amour, et tout sauver de la décadence. Adaptation du "Sanatorium au croque-mort" de Bruno Schulz, qualifiée de " chef-d"¦uvre absolu" par la critique, "La Clepsydre" est considéré comme le film le plus abouti de W. Has, sculpteur de temps et réalisateur clé de l’histoire cinématographique polonaise. ’L’un des films polonais les plus beaux visuellement et les plus originaux. C’est une réflexion poétique au sujet du temps passé et du caractère irréversible de la mort. Has évoque sur l’écran le rêve universel, incrusté de brins de souvenirs d’enfance dans lequel différents éléments se sont mélangés : l"Autriche-Hongrie, la sous-culture des petites villes juives de l’est de la Pologne et les rêves d’un petit garçon.’ (Jan Slodowski, Dictionnaire des films polonais, Varsovie, 1997). Le film a reçu le Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes de 1973.

23.03 > 22:00


The Saragossa Manuscript

Rekopis Znaleziony W Saragossie

Wojciech Has, 1964, 35mm, vo st ang, 175'

Adapté du roman (écrit en français) de Jan Potocki, aristocrate et érudit polonais (1761-1815) dont l"existence est au moins aussi tarabiscotée que l"intrigue qui sert de base à son ¦uvre, le film narre les aventures d"un capitaine des Gardes Wallonnes, dans l"Espagne du 17e siècle. L’intrigue relève de la littérature picaresque et de l"univers des mille et une nuits. Ravissantes mauresques, ermites, cabalistes, inquisiteurs, pendus agressifs, nobles dames, succubes, possédés et gitans entraînent le héros (et nous à sa suite) dans une narration échevelée où le temps lui-même perd son cours impassible. Tourné à une époque où Hollywood, en pleine réorganisation, paraissait moribond, et où les responsables du cinéma polonais prenaient un peu trop naïvement au sérieux les théories de l"économie libérale, ce film somptueux rassemble autour de Zbiegniew Cybulsky (le James Dean local) l"élite des acteurs nationaux.

24.03 > 22:30


*Avec " O-bi, O-ba " et " Ga, Ga ", Piotr Szulkin (né en 1950) clôture une trilogie de science-fiction férocement comique qui commença avec " The War Of The Worlds - Next Century " en 1981. Dans l’ancien bloc de l’Est, le genre servait assez bien de moyen de critique du système socio-politique.

Chaque fois, le régime qui prend place se rend coupable de violentes oppressions, camouflées par la propagande des médias dont la puissance ne cesse de croître.

On a peur que le développement technologique n’apporte pas de véritable progrès mais bien une destruction de l’ordre naturel et culturel.

Beaucoup des personnages de Szulkin sont des dégénérés mentaux et physiques.

D’où les titres quelque peu bizarres de ses films, comme s’ils provenaient de borborygmes enfantins ou de verbiages insensés caractérisés par une certaine démence juvénile.*



O-bi, o-ba. Koniec cywilizacji.

O-bi, O-ba. The End of Civilization

Dans " O-bi, O-ba ", les survivants d’une guerre nucléaire tentent de se protéger de l’atmosphère toxique en se retranchant sous une gigantesque coupole construite en haute montagne. Pour tranquilliser la population, les autorités créent le mythe de l’Arche, un vaisseau spatial d’une civilisation supérieure qui viendra les sauver. Des années plus tard, la coupole présente de sérieuses fissures. Confrontés à cette désastreuse réalité, les détenteurs du pouvoir sombrent dans leurs désillusions, délaissent leurs responsabilités et, malgré la découverte du stratagème, les gens continuent à croire dur comme fer à l’arrivée de l’Arche.

25.03 > 22:30


Ga, ga. Chwala bohaterom.

Ga, Ga. Glory of the Heroes

Avec " Ga, Ga ", Szulkin ironise sur notre société, friande de spectaculaire, et anticipe le succès fulgurant du phénomène de la télé-réalité.
Au 21e siècle, les gens sont tellement heureux que plus personne ne veut exercer le dangeureux métier d’astronaute. Une seule solution pour remédier à cela : utiliser des prisonniers. Les infortunés sont donc envoyés par navette spaciale pénitentiaire vers des planètes inexplorées, avec pour mission de les coloniser.

25.03 > 24:30


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