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Films

Nombreux sont les cinéastes autrichiens qui ont laissé leur marque dans l’histoire du cinéma expérimental. Aujourd’hui, de la pellicule, beaucoup sont passés à la vidéo et au digital. Et forcément on ne parle plus des mêmes artistes que ceux d’il y a trente ou quarante ans ! Mais cette propension à l’expérimenation semble rester de mise en Autriche. Depuis la fin des années ’90 on y assiste à un réel bouillonnement de projets issus de collaborations entre artistes vidéo et musiciens ou créateurs sonores, souvent ancrés dans la mouvance de la musique électronique. La compilation qui vous est présentée reflète un désir obstiné de rechercher dans une épuration de l’image et du son des ’interfaces’ possibles entre les deux. Dans la diversité des styles et des approches, il y a une sorte « d’obsession » commune qui se dévoile : celle de la quête d’une forme ’parfaite’, enfouie quelque part sous les multiples strates qui composent une image ou un son.

5 / 3,5 euros

11.02 > 20:00 + 20.02 > 20:00


Fred M. Wilcox, 1956, 35mm, vo ang st fr & nl, 98'

Au XXIIème siècle, un croiseur sidéral se pose sur la lointaine planète Altaïr 4. L’expédition, que dirige le commandant Adam, est venue enquêter sur la disparition, vingt années plus tôt, du navire spatial le « Bellérophon ». Sur la planète, les explorateurs sont accueillis par le docteur Morbius, sa fille Altaïra, et un robot ultra-perfectionné, Robby. En fait, Morbius et sa fille sont les seuls survivants de l’équipage du « Bellérophon », qui fut décimé en une nuit par une force inconnue... Considéré comme un classique de la SF, « The forbidden planet » - inspiré de « La tempête » de W. Shakespeare - fut le premier film de science-fiction à être tourné en couleur et en Cinémascope. La raison pour laquelle nous le programmons est toutefois autre. Fermez les yeux (si vous voulez !) et découvrez la bande son... Réalisée par le couple Louis & Bebe Barron, à une époque où les bandes musicales étaient orchestrées et devaient à tout prix intégrer une mélodie, elle est à plusieurs égards surprenante et innovative. Cette bande son, non -musicale en tant que telle, fut probablement une des premières à intégrer l’idée de non-linéarité musicale et à explorer l’impact des sons électroniques sur le système nerveux humain. Blips, bleeps, pops, clicks.... Pour la première fois des sons de synthétiseurs et de « theremin » seront utilisés autrement que juste accessoirement. Par la suite, et vu le succès qu’eu le film, leur expérience se répercuta sur d’autres registres cinématographiques « populaires ». Il va sans dire, les Barron’s... des pionniers !!

5 / 3,5 euros

11.02 > 24:00 + 20.02 > 22:00


Dominique Lohlé & Guy-Marc Hinant, 2003, video, vo fr , 52'

Film portrait du compositeur belge Léo Kupper (qui dans les années ’60 rejoignit Henri Pousseur qui venait de fonder Apelac, le premier studio belge de musique électronique) « Le plaisir du regret » contient :

- 1 minute de pluie,
- 1 minute de musique,
- 1 minute de silence,

et 49 minutes de paroles d’une sévère densité au cours desquelles seront évoquées, entre autres : la dictature à la stalinienne de la musique sérielle ; la nécessité de se poser férocement des questions, comme Dada s’est férocement posé des questions ; la supériorité, en bien des points, de la musique iranienne ; l’épaisseur du présent, d’un point de vue quantique ; une explication de la théorie dite "du radar" dans l’écoute musicale... On souhaiterait continuer à écouter, audelà des 52 minutes du film, la philosophie - riche, complexe et singulière - de cet homme étonnamment discret.

Entrée gratuite.

25.02 > 20:00


Mauricio Kagel

3 films

Nous vous proposons de découvrir trois films (rarement montrés) terriblement turbulents issus de l’atelier sauvage du compositeur Mauricio Kagel ! Sorte de Buster Keaton de la musique, bricoleur fou, provocateur, qui pratique à tout va : musique, théâtre musical, radio et films (il a réalisé 17 films !!!).

*Antithèse

1965, 35mm, 19’*

Des rencontres chaotiques entre anciens phonographes, tuyaux d’incendies, fusibles, amplificateurs, tubes, bandes magnétiques poussiéreuses, l’océan, des murmures et des crissement d’eau.

*Solo

1967, 35mm, 26’*

Quatre chefs d’orchestre, du jeune beau au vieillard, incarnés par le même acteur, essayant de diriger un orchestre imaginaire, le tout accompagné de couinements, applaudissements, grognements, bruits de verre.

*Duo

1967/68, 35mm, 41’*

Une odyssée à travers Hambourg avec mandolines, balalaïkas, des magasins de bric-à-brac, des sas souterrains, des « abris » ; un mélange de pellicules, tonnerre, flamenco, guimbarde et cou-cou.

Un univers de OUF ! Inénarrable, car selon ses dires il s’agit de comédies "de déchets culturels" ! Un univers impossible à caser dans un tiroir. On est loin ici de l’idée répandue du compositeur contemporain soi disant sérieux. Kagel ne tient pas en place !

5 / 3,5 euro

13.02 > 20:00


Ian Helliwell, 2001, video, , 50'

Ici aussi il s’agit de bandes récupérées ! Des films Super8 trouvés sur des marchés aux puces ou dans des magasins de brocante, des fillms de tourisme ou de promotion tournés entre 1940 et 1970 dans des grandes villes de la planète... Ian Helliwell (expérimentateur invétéré dans la musique comme dans le cinéma) en fait un montage. Il invite quelques musiciens-expérimentateurs à en concevoir la bande son. Excentrique comme les british peuvent l’être !

+ *Lostsound

+ Lostsound

John Smith & Graemme Miller, 2001, video, , 28'

John Smith... on va finir par ne plus vous le présenter ! Il y a quelques années nous lui consacrions une mini-rétrospective. Depuis, régulièrement, à la demande de certains spectateurs assidus du Nova, nous reprogrammons certains de ces courts. Dernièrement un "afficionado" nous demandait à pouvoir revoir « Lost sound ». Ca tombe bien ! Car le film a pour sujet une histoire de mémoire audiophonique. Les vielles cassettes audio (pas si vieilles que ça d’ailleurs) sont le sujet de ce film. Des cassettes qui traînent dans la rue, des bandes magnétiques enchevêtrées dans les branches d’un arbre ou traînantes dans un égout... Que peuvent-elles receler comme secrets phoniques ?

5 / 3,5 euros.

13.02 > 18:00




Originaires de Californie, les frères Whitney émigrent en Europe dans les années trente. L’un, John, part en France pour y étudier la musique sérielle, l’autre, James, va en Angleterre pour se lancer dans les arts plastiques. La 2ème Guerre Mondiale éclate et les deux frères sont contraints de rentrer aux Etats-Unis. Ayant découvert les films d’Oskar Fischinger, Hans Richter, Viking Eggeling, et Walter Ruttmann (par rapport auxquels ils sont très critiques), et influencés par le modèle théorique du compositeur Schoenberg, ils se lancent dans la réalisation d’une série de courts métrages qui radicalisent la notion de simultanéité image/son (et ce grâce à un appareil que le frère John inventa). Ces films (nous n’en programmons que quelques-uns !), incroyablement novateurs à l’époque où il ont été réalisés, sont aussi prophétiques de ce que la création vidéo commencera à explorer trente ans plus tard.

5 / 3,5 euros.

13.02 > 22:00


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