Edito

Ce sont les philosophes et sociologues Max Horkheimer et Theodor Adorno qui, juste après la deuxième guerre mondiale, employèrent pour la première fois la notion « d"industrie culturelle ». La télévision n"en était qu"à ses débuts mais déjà à l"horizon se profilait ce qui bien plus tard sera appelé « l"industrie des loisirs ». L"industrie des loisirs c"est ce qu"on vit aujourd"hui : la culture soumise à l"économie, au marketing, au « mécénat » du secteur privé. C"est la culture des grandes villes, devenues l"espace idéal où créer des fééries d"un jour ou d"un week-end, voire des « parcs à thèmes », où les frontières entre art et pub, entre culture et communication sont de plus en plus floues.
Bruxelles n"échappe certainement pas à cette tendance avec ses vaches sponsorisées, ses rollers-parades ou ses plages improvisées. Aujourd"hui, les grands événements s"y succèdent à un rythme impensable il y a quelques années, promotionnés, il est vrai, par une pub de plus en plus tapageuse. Autant de kermesses qui nous sont vendues comme du Tchaikowski dans les supermarchés. Mais voilà, ce mois-ci nous aussi nous participerons à la grande foire qui avec ostentation criera « bravo » à Bxl. Ce sera le temps d"un week-end ; pas besoin d"un Œpass" au Nova , car les attractions y seront gratuites.
Pour le reste, le mois sera court mais intense, sous l"enseigne de rendez-vous musicaux & visuels. Malgré notre ignorance dans le domaine du marketing culturel nous sommes conscients que tout ce qui touche au son/musique & image se situe dans le Top 10 de ce qui fait Œtendance" culturelle à l"heure actuelle. D"ailleurs, c"est « l"expérimentation », dans quelque domaine artistique que ce soit, qui va de mode aujourd"hui. Soit ! Ce mois-ci nous nous faisons plaisir avec quelques coups de coeur. Soyez de la partie !
Beep !!