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EditOPENair

Chaque année, se pose à nous la même question : "un PleinOPENair, ou des vacances ?" Et comme une habitude, nous y donnons encore la même réponse en organisant ces déambulations à travers Bruxelles. Le PleinOPENair, c’est presque des vacancesŠ pour ceux qui ne sont pas partis.
Vient alors un premier paradoxe. Les 100 à 200 personnes que ce cinéma itinérant drainait par soirée en 1997, sont dix fois plus nombreuses aujourd’hui. Le public s’agranditŠ Le PleinOPENair doit-il grandir avec lui ? Lui faut-il d’avantage de chaises, une sono plus tonitruante, une toile grande comme celle du Drive-in, des musiciens plus prestigieux, une garderie, un souk digne de Couleur Café, des scouts pour nettoyer les terrains ? Pourquoi pas un feu d’artifices ? Et des sponsors pour financer le tout ?
Arrive ensuite le second paradoxe : Bruxelles continue sa longue métamorphose et "le terreau naturel" du PleinOPENair, ces terrains vagues et pleins de potentialités dont la ville était si fertile, se rétrécit un peu plus chaque année. Intervenir dans ce champ de mutation permanente n’a pas soudain perdu sa pertinence, au contraire : ce n’est pas parce que Bruxelles change, qu’elle va dans le bon sens. Mais une formule comme celle du PleinOPENair n’est pas impérissable dans une ville en constante mutation, elle se devra d’être revisitée sous peine de faire du sur-placeŠ
En attendant, la réponse à ces deux paradoxes est une nouvelle (et peut-être dernière) tentative de mise-en-lumière d’enjeux urbains, par un voyage comme nous en organisons depuis six ans à travers la ville. Cette fois, nous ferons halte sur quatre sites où agissent différents mécanismes de privatisation de l’espace public.
Quant à la taille de l’événement, nous avons voulu qu’elle reste à notre portée. Pas trop grandeŠ L’équipe, principalement bénévole, sera donc toujours au four et au moulin. Cela ne va pas toujours sans petits retards ou autres menus problèmes techniques, mais ça fait partie du charme, n’est-ce pas ? Et c’est parfois ce genre de détails qui vous rappelle que le PleinOPENair n’est pas là pour être consommé, mais pour être vécu comme un espace de découverte et de réflexion avec Bruxelles comme point de mire.
Pourvu que les nuits soient douces et étoiléesŠ



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