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Napoli Docu

Les chansons napolitaines ne sont-elles plus les mêmes ? Passant par les métros, les collectionneurs, les mariages, les chanteurs de rue, Paolo Santoni tente de suivre la chanson napolitaine d’antan et ce qui lui survit au travers de rencontres avec des personnages parfois bien singuliers. Il propose une confrontation entre des bandes sons de l’époque, des films d’archives, et ces rencontres inusitées. Porte-parole des amants jaloux et des immigrés aux Etats-Unis, chronique politique et sociale de Naples, porteuse d’un certain romantisme,Š Au-delà de ses allures folkloriques, la chanson reste présente dans l’univers de Naples et survit dans l’âme napolitaine. D’où notre choix de vous la faire entendre et découvrir par le biais de ce documentaire coproduit par Arte.

18.09 > 18:00


Leonardo Di Costanzo, 1998, video, vo st fr, 84'

Situé à quelques kilomètres de Naples, au pied du Vésuve, Ercolano est réputée pour son contexte mafieux. Quand Luisa Bossa est élue, en 1995, à la tête d"une coalition de centre-gauche, la ville est dans un état déliquescent : le maire précédent a été assassiné en 1990 ; en 1993, le conseil municipal a été dissous pour infiltration camorriste et la ville placée sous tutelle préfectorale. Sans commentaire, si ce n’est quelques phrases qui resituent le contexte, la caméra discrète de Leonardo di Costanzo la suit dans ses fonctions sur plus d’un an. "Ce n’est plus comme avant, ce n’est pas du ressort du maire", hurle-t-elle tous les mercredis, quand son bureau est ouvert aux citoyens qui viennent lui demander un piston pour un emploi ou de faire sauter un PV. Bientôt ce sont toutes les familles qui débarquent dans les bureaux du maire. Une situation qui fait rire tant elle touche à l’inimaginable. Et qui en dit long ! Leonardo Di Costanzo a étudié les lettres à Naples, puis la réalisation documentaire à Paris. Il rejoint en 1993 l"équipe pédagogique des Ateliers Varan, avec qui il crée une antenne à Pnom Penh (Cambodge). Un des noms à retenir dans le nouveau paysage documentaire italien.

24.09 > 20:00


Enfant, Danilo Cope amusait ses amis en provoquant de petites explosions. Aujourd’hui, il se dévoue pour le bien de la communauté avec ses bâtons de dynamite. Petit garçon, Giovanni Piperno rêvait de l’arrivée au gouvernement du PCI (ancien Parti Communiste Italien) et de l’anéantissement des immeubles ’inutiles’ qui représentaient la spéculation immobilière dans son pays. Après avoir collaboré avec Scorsese, Moretti, Terry Gilliam,Š il réalise des documentaires où se retrouve clairement son expérience de l’image : l’utilisation de la dvcam, du 35MM et du Super 8, le passage de la dominance magenta, au noir et blanc, puis à la couleur donnent au film un corps esthétique qui n’enlève rien à son contenu ! La mise en situation de Piperno dans son propre film nous rappelle les procédés de Pierre Carles, ou encore de Avi Mograbi. Pour que les explosions puissent avoir lieu, il faut obtenir l’autorisation du gouvernement. C’est ici que les choses se compliquent et qu’interviennent l’enjeu des élections, la pression de potentats privés, et, bien entendu, la population en verve,Š ’L’esplosione’ est une irrésistible métaphore sur les disfonctionnement de l"Etat, surtout dans le Sud de l’Italie.

19.09 > 18:00


Agostino Ferrente & Giuseppe Piperno, 1999, video, vo st ang, 52'

Le point de départ pour ce documentaire est une commande que la RAI, la chaîne publique italienne (ou ce qu’il en reste !) fait à Ferrente et Piperno, les deux réalisateurs en titre. Réaliser un film sur des adolescents, sur ce qu’il pensent et espèrent pour leur futur. Le hasard aura fait que ces deux cinéastes, qui ne sont pas de Naples mais du sud de l’Italie, rencontrent une jeune femme qui travaillait sur un projet avec des jeunes adolescents napolitains. Le film se lance alors avec Adele, Silvana, Enzo, ... Ils ont 12, 14 ans, et rêvent de l’univers fantasmagorique que crée la télévision. Ils reflètent aussi un esprit, une condition, quelque part emblématique des adolescents napolitains qui vivent dans un milieu social défavorisé, ou tout simplement ’prolétaire’. Et puis, revirement de situation ! Les cinéastes donnent la caméra aux jeunes protagonistes, qui finalement deviennent les ’vrais’ réalisateurs du film. Ils interviewent alors leurs mères, leur avouant ce qu’ils n’avaient jamais osé dire avant.... "Intervista a mia madre" est un documentaire que l’on qualifierait certainement de ’social’, mais le dispositif mis en place fait qu’il soit étonnement ludique. Si seulement tous les films de commande pouvaient être aussi admirablement détournés !

27.09 > 20:00


Leonardo Di Costanzo, 2003, video, vo st ang, 60'

"Collège Nino Cortese, périphérie de Naples. Entre langue italienne et dialecte napolitain, entre éducation citoyenne et loi du quartier, l’établissement, comme beaucoup d’autres dans les grandes villes, est un lieu d’affrontement. La directrice a décidé de ne plus recourir aux exclusions comme mesure disciplinaire, car la capacité d’enseigner à tous est la raison d’être de l’école publique". C’est sur ces quelques phrases que s’ouvre le tout dernier documentaire de Leonardo Di Costanzo, présenté au festival de Venise il y a quelques semaines. "A scuola" pourrait paraître un documentaire de plus sur les rapports difficiles ou conflicuels entre élèves et enseignants, si ce n’est qu’ici la caméra de Di Costanzo plutôt que de s’arrêter sur les élèves, sujet habituel de ce genre de documentaire, se fixe sur les enseignants. Au centre des événements : leur persévérance, leurs faiblesses, leur fatigue dans cette ardue tâche d’enseigner à des élèves qui ne veulent rien savoir, à des adolescents qui déjà dénigrent toute loi et sont désabusés par la société qui les entoure. (Sous réserve : peut-être sous-titré en français).

26.09 > 18:00


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prog: 455
pos: aval