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jess franco

A 70 ans passés, Jess Franco, avec ses plus de 170 films tournés dans toute l"Europe et même aux Etats-Unis, est devenu une légende sereine du cinéma-bis,collectionnant tant les pseudonymes que les réalisations. Scénariste obsessionnel, acteur discret, réalisateur boulimique et infatigable, voyeur assidu utilisant le zoom comme une loupe avec un plaisir méthodique, Jess Franco a aussi multiplié les collaborations prestigieuses, avec Orson Welles, comme assistant et chef de seconde équipe sur "Falstaff" (1965), avec les acteurs Howard Vernon dès "L"horrible docteur Orloff" (1961) et Klaus Kinski, ... sans oublier sa muse et actrice fétiche, Lina Romay.
Résolument opposé à un cinéma espagnol "auteurisant" et fourmillant de références catholiques et franquistes, Jess Franco a, dès 1959, décliné inlassablement sexe et expressionnisme au gré de son inspiration très impro-jazz. Il était par ailleurs lui-même un musicien de jazz et un arrangeur très prisé en Espagne dans les années Œ50.
Il va sans dire que nous serons très heureux d"acceuillir Jess Franco et Lina Romay au Nova ... qu"on se le dise.

22.03 > 23:30 + 23.03 > 23:30


Le film réferre à ces créatures démoniaques qui sous une apparence féminine usent de leurs charmes afin d"entraîner les hommes vers le monde des damnés. Un nightclub des années 60, Lorna y torture sur scène, jouant sur la limite qui existe entre la sexualité et la mort. Mais la star semble distante : la nuit, ou le jour, elle marche vers d"autres lieux, d"autres proies. Ainsi se succèdent les scènes : toujours à la limite du réel, les meurtres commis par la belle Lorna sont-ils un rêve ? Ce film osé est une réalisation de l"auteur culte que l"on reconnaît en Jess Franco, il y recrée son athmosphère érotique et fantasmagorique, par le biais d"une sucession de scènes intenses et irréelles jusqu"à ce que la fin du film dévoile la trame complexe et hypnotisante qui y est filée. Un style narratif qui pourrait faire penser aux films de David Lynch tels que "Blue Velvet". Empreint de domination et de romantisme, le film rompt les amarres avec toute approche cartésienne.

22.03 > 22:30


Débarquant de Londres pour rendre visite à sa famille, une jeune et ingénue demoiselle se rend au château Montserrat et va de surprises en surprises. L"homme qui la conduit au château est étrange, la végétation du parc a changé : elle ne reconnaît ni le bruissement des arbres, ni le parfum des plantes. De plus, son oncle a le visage froid comme la pierreŠ Dés son arrivée, les incidents étranges se multiplient. Jess Franco détourne l"imagerie religieuse chère à la bourgeoisie traditionnelle et entrechoque icônes familiales et sexuelles. Une fable légère et dépravée.

22.03 > 24:30


Imprégné d"une atmosphère "jazzy", ce film est l"un des plus réussis (avec "Necronomicon") de Jess Franco. "Venus in Furs" (ou "Black Angel", comme le réalisateur préfère le nommer) lui permet de revisiter les ambiances liées au genre musical qu"il connaît bien, puisqu"il a contribué à l"introduire dans le cinéma espagnol en tant que compositeur et interprète. On notera d"ailleurs deux apparitions de Franco dans ce film : au piano et au trombone. "Black Angel" nous entraîne à la suite d"un musicien de Jazz, décidé à enterrer sa trompette dans le sable, et qui découvre le corps d"une jeune fille morte. Cette découverte l"immerge dans son passé. Jess Franco y incarne une fois de plus l"univers qui lui est cher, tissé de sexualité, d"attirance, de possession destructrice et de forces occultes, mystérieuses. Le sado-masochisme (avec Klaus Kinski impressionnant en "maître" de donjon) s"y retrouve mêlé à une perte de mémoire, peu à peu recouverte, hallucinatoire et envahissante. Ce film est l"un des chefs d"oeuvre des seventies.

23.03 > 22:30


La comtesse perverse

Les croqueuses

Jess Franco, 1973, 35mm, vo , 95'

Relecture des chasses du Comte Zaroff, dans laquelle une jeune femme belle et autoritaire chasse le gibier humain qu"elle a fait rabattre sur l"île qu"elle occupe. La comtesse chasse nue, amazone insatiable, et la fable cruelle glisse sensiblement sur le terrain du fantasme. Sa dernière victime échappera-t-elle aux flèches mortelles de la comtesse ?
Avec l"étrangeté d"Howard Vernon et la sensualité magnétique de Lina Romay (en victime sacrifiée).

23.03 > 24:30


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